Escapade Inoubliable à Munich en Automne: 5 jours en Train au cœur de la Bavière
En ce début de vacances, nous avons eu une panne sur le van, rien de conséquent, mais il est immobilisé et le garage n’a pas de place avant une semaine. Mais c’est le temps de nos vacances et en cette période poste confinement, nous avons besoin de bouger. Alors nous cherchons une autre façon de voyager et une autre destination. C’est le train qui nous donne envie et après quelques recherches, nous trouvons des billets dégriffer, c’est cela qui nous donnera la destination.
Munich est traverser par l’Isar, elle se situe dans le district de Haute Bavière. Selon internet, elle est l’une de villes les plus agréable à vivre au monde. Presser de goûter à cette douceur de vivre, nous partons pour une nouvelle aventure en train.

Les places de Munich
Karlsplatz
Suivons la rue Bayerstrasse de notre hôtel, nous zigzaguons entre les travaux pour rejoindre Karlsplatz. Une place arrondi où trône le Palais de Justice et une des trois portes encore debout. Ce premier contact avec la foule sera mitigé, surtout après ces mois de confinements.

Marienplatz et l’horloge
Il est 16h45 quand nous parvenons à Marienplatz, nous la parcourons pour la découvrir en attendant 17h, l’heure où l’horloge Rathaus Glockenspiel sonne. Autour d’elle nous pouvons observer, une église de style néogothique, le nouvel Hôtel de ville, et au centre la colonne Sainte-Marie, érigé en 1638 à la fin de l’occupation Suédoise.
C’est surtout l’ancien Hôtel de ville avec sa tour néogothique et ses personnages grandeur nature offrant un spectacle de danse et de joute qui nous attire. Il y a 32 automates représentant des événements marquants de l’histoire bavaroise. 17h, au milieu des gens qui se sont regrouper nous regardons le spectacle de l’horloge, la musique est particulière et les personnages si haut que l’on peine à les apercevoir. Bella a trouvé la solution, elle zoom avec son appareil photo, ce qui lui permet de filmer et de voir plus de détails.

Au bout de quelques minutes, la tête lever nous en avons assez vu, surtout qu’un groupe de gens font de la propagande et l’homme qui s’est mis à parler dans un micro couvre en partie la musique de l’horloge. Sachant que cela dure 15 minutes et que nous aurons surement d’autres occasions de le voir, on se faufile dans la foule pour sortir de la place.

Odeonsplatz
Nous sortons vers les 18h pour prendre le métro jusqu’à la Odeonsplatz. Son nom vient de la salle de concert qui la borde. Nous y verrons le Palais Leunchtenberg, le parvis de la loggia Feldherrnhallle, l’église des Théatins et la Résidenz. Nous explorons la place faisant de belles photos de nuit, puis parcourant les rues.


Un groupe de musiciens jouent dans une entrée, le son est beau, Bella s’arrête et nous écoutons quelques morceaux. Elle dépose quelques sous et nous repartons explorer le quartier. Nous marchons jusqu’à la Marienplatz, puis nous allons voir le Hofbraühaus, mais seulement de l’extérieur car les gens font la queue pour entrer et nous ne sommes pas assez motiver pour attendre.

Königsplatz
En tram, nous rejoignons Königsplatz dans le quartier Maxvorstat, une place où se dresse trois monuments. Dans ce quartier se trouve l’université, ainsi que de grands musées mais ce qui nous intéresse est ces trois façades. Un des ensembles architecturaux les plus prestigieux de la ville.

Nous n’avons pas conscience de tous ce qui s’est dérouler sur cette place, c’est avec l’insouciance de l’ignorance que nous foulons la place, puis la quittant pour parcourir le quartier. Après avoir admirer la porte datant de 1862, elle évoque l’entrée Propylées de l’Acropole d’Athènes. Ainsi que les musées des Antiquités et Glyptothèque. Ils contiennent une collection d’antiquités d’Etat, sculpture grecque et romaine, mais nous n’aurons pas le temps de découvrir ce monde.

Obélisque Karolienplatz
Depuis la place Könisgsplatz, nous apercevons l’obélisque de Karolinenplatz. Construit en 1845, en mémoire des soldats morts en Russie.
Les églises
St Michel
Nous suivons la longue avenue border de magasins qui part de Karlsplatz et fini à Marienplatz. Tournant la tête de tous côtés pour tout voir, nous avançons gentiment. Attirer par la façade particulière de l’église St Michael, composé certes de l’ange Michel mais aussi de statues des seigneurs de la famille de Bavière. Nous entrons quelques minutes pour voir à quoi ressemble l’intérieur. De style Renaissance, elle a été construite de 1585 à 1597, elle possède un collège.

Asam
Nous prenons la direction de l’église Asam, construit par les frères du même nom. Un des lieux que je souhaite voir. Nous rejoignons Sendlinger Strasse, une grande rue border de magasins, devant le premier, se trouve un pianiste qui fait son show. Bella le regarde fasciner, elle aime les artistes de rue et s’arrête à chaque fois. Nous devons lui demander de partir car elle pourrait rester là des heures.

L’église Asam se repère de loin en vue de sa façade et de ses décorations. Nous entrons le temps de prendre quelques photos de ce lieu de culte si particulier, de cet œuvre d’art.

Les parcs
Le jardin botanique
Nous arrivons devant le jardin botanique, la porte est encore fermée, car il n’est pas 9h. Nous patientons sur le trottoir. Et ce moment à discuter et rigoler devant le portail est précieux, rechargeant encore un peu plus mes batteries. J’aime cette insouciance, cette paix, ce bonheur… être en famille, jour après jour… une dame vient ouvrir le portail et nous accueille avec un grand sourire, enfin on le devine aux traits de son visage, car le masque cache celui-ci.

Au guichet, une dame nous demande si on visite le parc et/ou les serres, nous indiquons les deux, nous en déduisons que la visite du parc est gratuite. Il a été ouvert au public en 1914, possède environs 14 000 espèces dispersé sur 18 hectares. Nous entrons dans la première serre, de suite, il fait plus chaud et humide, c’est agréable. Sur une ligne centrale, une longue serre est divisée en plusieurs parties, et de chaque côté est rattacher d’autres serres. Chacune avec un thème défini, une atmosphère et une température différente.

La variété de plantes est surprenante, nous prenons notre temps pour faire le tour complet des lieux. De plus il y a peu de gens ce qui nous permet d’être tranquille. Il y a des poissons et des tortues, nous les regardons évoluer dans un environnement magnifique. Je comprends son rôle d’éducation auprès du public et de l’université. De retour à l’extérieur nous allons voir le parc, bien qu’à cette saison peu de choses soient visible, le lieu et la structure du parc est jolie.

Parc Olympique
Il est environ 9h quand nous quittons notre hôtel, nous marchons un peu suivant les instructions de Najib afin de prendre le bon tram. Nous profitons de ce voyage pour observer la ville. Nous descendons un peu avant le parc olympique et marchons pour le rejoindre. Il a été construit pour les jeux olympique d’été en 1972, il fait 3 km2, j’ai hâte de le découvrir. Ce matin le brouillard est présent et nous offre une atmosphère froide et humide pour nos corps mais énigmatique et belle à nos yeux.

Bella traine, trouvant cette marche inintéressante et elle a froid, alors pour la motiver, nous courons dans les feuilles et faisant la course. Nous longeons Ackermannstrasse, une grande avenue, chaque côté de celle-ci est des places de parc apparemment sans limite de temps, car nous y contemplant un grand nombre de camping-car, bus aménagés et remorques couvert de feuilles mortes. Une fois dans le parc, nous le traversons toujours l’horizon limiter par le bouillard, croisant quelques coureurs et promeneurs de chiens.

Arriver aux abords du stade que nous apercevons à peine, nous nous faufilons entre des barrières que des hommes sont en train d’installer. Il y a une course de vélo où les participants sont des enfants. Bella les regarde avec intérêts pendant que je cherche fébrilement des toilettes. C’est au pied de la piscine olympique que je les trouverai, en nombre et si propre, j’aime l’Allemagne.
Nous resterons un moment à l’arrivée, regardant les enfants arriver et les différents stands. Alors que le brouillard se lève doucement, nous continuons à explorer les lieux, profitant du contraste entre le brouillard et le ciel bleu.

Devant nous se dresse la Olympiaturn qui émerge doucement du voile blanc. Ses 290 mètres, nous fait lever les yeux. Nous passons à côté du petit lac et allons à l’entrée, un peu tendu, espérant que nos pass nous permettent d’entrer. Une fois la porte passée, nous sommes dans un petit hall, une première dame, assise derrière un petit stand est en train de s’installer. Nous présentons nos pass pliés de façon à ce que seul le QR code et notre nom apparaisse, sans date, montrer avec notre carte d’identité, elle le regard contrôlant que le nom de pass corresponde à la carte sans le déplier, ouf on passe.

Au guichet, nous payons nos tickets et la dame nous demande si on veut vraiment monter maintenant car il y a encore du brouillard. C’est justement cela que nous souhaitons voir. Une troisième dame derrière un guichet devant les ascenseurs, contrôle nos tickets et nous conduit à la cage en acier. Sa montée si rapide nous fera de drôles de sensations, les portes s’ouvrent sur une pièce toute vitrée.
Coller à la fenêtre, nous sommes fascinés par la vue, mais très vite nous montons un étage afin d’être dehors, cela permet aussi à Bella d’enlever le masque qu’ils lui ont imposés. Les cheveux soulever par le vent, nous contemplons ces habitations construit à perte de vue, le brouillard en partie présent offre une scène magnifique.

Chacun avec son appareil photo nous faisons des clichés de ce moment et profitons de ce que la vue nous offre. Je monte encore un étage, mais un léger vertige me saisit alors je redescends vers mes amours. A cette heure matinal, nous sommes peu nombreux rendant le moment encore plus agréable. Nous profitons du lieu jusqu’à ce que l’envie de découvrir encore, nous pousse à redescendre sur terre.

Au pied de la tour, je m’arrête, le temps de la contempler, ce changement de perceptive, cette prise de hauteur me sidère à chaque fois. Le fait que l’on puisse en quelques minutes se retrouver si haut dans le ciel tout en touchant terre. Le fait d’avoir un aperçu si différent sur une ville m’ébahit.
Jardin anglais
Ce parc est énorme, 375 hectares, il est plus grand que Central Park. Nous verrons qu’une partie du poumon vert de Munich, ouvert en 1792. Nous traversons un bout de forêt puis longeant un petit ruisseau parcourant un vaste espace herbeux.
Quelques groupes de personnes sont installés dans l’herbe à papoter, jouer, souvent une bière à la main, les cris des enfants sont nombreux. Bella attirer par l’eau, jette des cailloux, des bouts de bois pour les regarder, filer emporter par la faible courant. Des oies par groupe se baladent, mangent de l’herbe et barbotent dans l’eau, fuyant ces humains qui tentent de les toucher.

Nous marchons admirant ce lieu de verdure, de repos, les arbres sont si grands qu’ils cachent les bâtiments environnants nous n’avons pas l’impression d’être dans une grande ville. Les points d’intérêts du parc sont : le lac Kleinhesseloher, les ruisseaux, la Maison Rumford, la Tour chinoise, le Monopteros et la Maison de thé japonais. Nous entrons dans la forêt, le chemin large continue de suivre le cours d’eau qui gagne en intensité.
Nous rejoignons les abords du parc où se trouve un pont suite à celui-ci, le courant crée des vagues perpétuelles. Un groupe de gens, hommes et femmes se lancent à tour de rôle sur leurs planches afin de surfer. Une fois qu’ils tombent ou se jettent à l’eau, le courant les entrainent, ils nagent pour rejoindre le bord, grimpent sur le muret, remonte la rivière et recommence. Agrouper sur les rives, un grand nombre de gens les regardent, nous faisons de même.

Puis sur la demande de notre fille, nous revenons en arrière pour rejoindre la place de jeux. En chemin, Najib fait la queue devant une barraque en bois pour s’acheter une bière, puis nous rejoins. Pendant que Bella grimpe aux structures et tente de créer un lien avec un autre enfant afin de partager ses jeux, le ciel se couvre, de gros nuages gris teintent l’atmosphère.

Un coup d’œil à l’application météo, confirme ce que l’on voit, la pluie arrive. Il faudra appeler Bella plusieurs fois avant qu’elle se décide à nous suivre, nous sortons du jardin trainant les pieds dans les feuilles, pour prendre un bus direction l’hôtel.
Château Nymphenburg
Sortant des limites du jardin botanique, nous nous enfonçons dans le parc afin de le traverser pour rejoindre le château Nymphenburg. Une fois les limites du parc atteint, nous traversons une forêt. Les feuilles sont encore nombreuses sur les arbres, pourtant le tapis au sol est épais. Les rayons du soleil traversent les branches. J’ai l’impression de marcher dans un lieu plein de magie.

Soudain entre les arbres, nous apercevons un bâtiment qui semble être une église. Ces briques rouges et son état renforce ce côté magique. Sortant de la forêt, nous retrouvons la foule et une très longue allée. Deux chemins larges border par la forêt encadrent des terrains d’herbe, où s’alignent des statues. L’herbe est parsemée de trous de taupes et d’oies qui mangent en caquetant.
De nombreuses personnes se baladent en ce dimanche ensoleillé. Nous longeons le terrain en se dirigeant vers le château qui ressemble plus à un palais à mes yeux. Résidence d’été des Ducs et des Rois de Bavois, c’est l’un des plus grands palais royaux d’Europe. Il se situait à la campagne, à 5 km de la ville, aujourd’hui, les bâtiments de la ville l’ont rejoints.

J’aurai souhaité visiter le palais, de plus en ce dimanche les entrées sont à un euro mais la file d’attente est trop longue… Un peu déçue, je suis ma famille, nous traversons la grande place pour nous rendre au musée Homme et Nature, nous l’avons choisi pour Bella.

Theresienwiese
Nous marchons au hasard dans ce quartier, admirant l’énorme bâtiment vitré de Deutsches Museum Verkehszentrum et les véhicules qu’il renferme. Sur la grande place devant se trouve une statue géante d’un escargot ce qui comblera de joie notre fille. Depuis là nous rejoignons la Theresienwiese, une énorme place vide de 42 hectars au cœur de la ville où se déroule la fête de la bière au début du mois d’octobre, ainsi que d’autres manifestations.
C’est impressionnant de voir un tel espace vide au cœur d’une grande ville comme Munich, nous le traversons afin de reprendre le métro à l’extrémité de la place. Le soleil perce les nuages et s’impose petit à petit pour notre plus grand plaisir.

Musée de Munich
BMW
Nous continuons à marcher, à l’ombre de la tour en forme de quatre cylindres, prenant notre temps pour rejoindre la salle d’exposition de BMW. À l’entrée, l’estomac se contracte, c’est bon, on peut entrer et découvrir tous les derniers modèles de la marque. Bien que les voitures ne soient pas vraiment un sujet qui me passionne, il faut avouer qu’elles sont belles.

Et surtout ce que j’aime dans ce genre de lieu, c’est l’architecture et la façon dont l’objet est présenté. Le choix des couleurs, des matières, des lumières, l’emplacement du véhicule, ce qui l’entoure pour le mettre en valeur. C’est cela qui m’intéresse et que j’aime évaluer.

Cela me permet aussi de jouer avec mon appareil photo et de prendre des images différentes que dans la rue ou la nature. Et l’architecture est et restera toujours un sujet qui m’attire alors quand en plus il est utilisé pour mettre en valeur un objet, j’adore ! nous parcourons les lieux, découvrons à l’étage les motos, puis nous sortons empruntant la passerelle qui mène au musée, construit en 1973. Cette fois-ci il y a bien plus de monde mais nous prenons notre temps pour observer ce que l’on souhaite.

L’appareil photo de Bella n’a plus de batterie, devant sa tristesse, je lui confie le mien et je découvrirai avec plaisir l’appareil photo contenu dans mon nouveau portable. Nous faisons le tour des lieux, prenant plus de temps sur certaines salles et passant d’autres. Une fois notre visite terminée, nous sortons dans un soleil éblouissant, cette fois, il est entièrement présent et réchauffe l’atmosphère.

Pour plus d’informations sur le musée: https://www.bmw-welt.com/en/index.html
Musée Homme et Nature
Nous entrons dans le musée naturel situer dans une aile du Château Nymphenburg. Nous payons deux euros et mettons nos bracelets puis commençons la visite. Elle plait à notre fille, c’est chouette. En revanche tout est en allemand, il n’y a pas de traduction en anglais, ce qui fait que nous ne comprenons pas grand-chose. Ce n’est pas grave, les pierres puis les vestiges des dinosaures comblent notre fille.

Umschreibung
Dans le quartier Schwanthalerhöhe, nous prenons le temps de regarder sur Google ce qu’il y à voir dans le quartier. J’aperçois un des drapeaux verts que j’ai placé sur la carte indiquant le Endless Straircase, l’escalier sans fin ou encore Umschreibung, une œuvre d’art que je souhaitais voir. Nous marchons suivant la carte pour trouver le bâtiment qui la renferme. Dans une cour, entourer de façades d’au bâtiment moderne se trouve un escalier qui monte puis redescend formant un circuit fermé.


Le lieu est beau, l’assemblage des couleurs et des formes ravissent ma vue et enclenche des connexion dans mon cerveau qui me ravisse. Créé par l’artiste Olafur Eliasson en 2004, selon ses dires, elle crée un mouvement sans destination, un espace défini par le mouvement plutôt que par les murs. Umschreibung signifie circonscription ou périphrase en Allemand.
Viktualienmarkt
Nous nous rendons au Viktualienmarkt, un marché que j’avais très envie de voir. Nous y arrivons aux alentours de midi, il y a un monde fou, nous sommes samedi et c’est l’heure de manger. Ayant de la peine à apercevoir quoi que ce soit entre la marée humaine, nous décidons de quitter les lieux et de revenir lundi, pour pouvoir réellement visiter.

Il est juste 10h en ce lundi quand nous sortons du métro à la Marienplazt, le marché Viktualienmarkt ouvre doucement. Nous parcourons le marché, regardant les étals , les produits proposé, leurs prix. Nous achetons un morceau de lard et des olives, puis faisons encore un tour.


Les portes
Karlstor
Cette grande porte sera le premier bâtiment que nous admirons de cette ville, elle est impressionnante. Elles sont au nombres de trois, elles, seules restes des murailles qui entouraient la ville, démolis au XVIIe siècle pour permettre l’agrandissement de la ville.
Sendlinger
La porte Sendlinger se trouvant proche nous allons la voir puis on revient sur nos pas jusqu’à la Marienplatz.

Isator
Nous choisissons d’aller jusqu’à Isator qui est la limite entre les quartiers de Graggenauer et Anger, entre l’est et l’ouest de la ville. Sous nos parapluies, nous partons visiter le quartier. En longeant la rivière Isar, nous verrons le Deutsches Museum, le Muffathale, Müller’sches Volksbad et l’église St Lucas que nous visiterons dans l’espoir de trouver des toilettes. La balade est belle, ces grands bâtiments entourer d’arbres aux couleurs flamboyantes donnent un tableau superbe. Nous admirons l’architecture, la nature et le beau mélange des deux.

Toujours sous nos parapluies, j’apprécie cette balade car j’aime la pluie, elle vide les rues et donne au tableau un autre aperçu, d’autres couleurs, d’autres émotions. En revenant vers le métro, nous nous arrêtons dans une boulangerie pour acheter trois bretzels c’est en les dégustant que nous marchons jusqu’à la porte Isartor. Nous la regardons depuis le trottoir de l’autre côté du carrefour, car il faut avouer que l’humidité et le froid a eu raison de nous et nous avons envie de rentrer.

Le camp Dachau
En se renseignant, Najib voit que le camp est ouvert en ce 1er novembre, même si c’est un jour férié et l’entrée gratuite. On se dit qu’il n’y aura pas de contrôle de pass comme c’est gratuit et décidons d’y aller. Nous prenons un tram pour nous rendre à la gare de Donnersbergerbrücke. Sur le quai nous patientons, puis on s’installe dans un train qui nous emmène en dehors de la ville de Munich, sur le chemin je lis quelques informations sur le camp Dachau car mon anglais limité ne me permettra pas de tout lire.
Arriver à la gare, nous sortons pour monter dans un bus, celui-ci est bondé, nous allons tous au même endroit. Suivant la foule, nous entrons sur le terrain du camp de concentration de Dachau, c’est le premier camp qui a été construit. Il a servi de modèle pour les suivants. Arriver devant le portail, nous regardons l’entrée de ce lieu où tant de souffrance a été ressenti. Il a ouvert le 20 mars 1933 et a été fermé avec l’arrivée des soldats américains, le 29 avril 1945.

Nous parcourons le musée installer dans les bâtiments en béton où arrivaient les prisonniers. Ayant vu déjà tellement d’images sur cette guerre et ces atrocités que j’ai gardé Bella près de moi afin de prévenir toutes images de mort. La première partie, je lui ai expliquer que ce lieu était une prison, parler des gens qui ont été enfermé ici, de leurs conditions de détention, la deuxième partie, est consacré aux événements qui se sont déroulé dans ce lieu.
La troisième partie parle des chambres à gaz, des charniers, je la traverse tout droit, la tête de ma fille enfouie dans ma veste. Elle en entendra assez parler à l’école pour ne pas lui mettre des images horribles en tête maintenant.
Nous attendons Najib dans la dernière petite pièce où se trouve de nombreuses plaques commémoratives ainsi qu’un énorme livre contenant les noms de tous les prisonniers du camp. Je l’ouvre et le parcours pour y trouver deux personnes portant mon nom de jeune fille. Cela déclenche un malaise de lire ce nom dans ce livre, même si ces gens n’ont peut-être rien à voir avec ma famille…

Nous sortons des bâtiments sous la pluie pour aller voir un bâtiment dans lequel dormaient les prisonniers. Ils ont tous été détruits mais un a été rebâtie pour le musée. Puis nous suivons la grande allée entre les rangées d’arbres, pour sortir de la prison en elle-même et arrivé dans la partie des soldats, seul une partie a été garder et restaurer. Nous arrivons devant un bâtiment sur un niveau long mais étroit.
L’entrée se fait au bout du bâtiment, j’y rentre rapidement avec Bella, car devant la porte se trouve un panneau explicatif avec des images intolérables même pour moi. Najib étant devant moi m’a prévenue et nous l’avons évité en entrant directement dans le bâtiment.
La première pièce est le lieu où les gens se déshabillaient, une simple pièce aux murs en béton. J’entre dans la deuxième et je réalise que c’est la chambre à gaz et juste la pensée des gens qui se sont trouver dans ce lieu, crée un grand malaise, je me précipite dans la salle suivante pour découvrir les grands fours du crématorium je décide de sortir prenant conscience qu’amener ma fille ici, n’était pas une bonne idée.

C’est à ce moment qu’elle me dit, « ah ici, c’est les cuisines ». Je prends conscience que son ignorance sur la guerre et le nazi l’amène à voir des murs, des sols, et c’est tout. Elle comprend le principe de prison et l’idée d’être priver de liberté, la marque, la dérange, mais elle ne réalise pas tout le vécu derrière ces briques et c’est une bonne chose. Nous quittons ce lieu, bouleversé, pour reprendre le bus puis le train. Assit dans celui-ci, essayant de digérer les émotions vécus.
Où manger ?
Munich comme beaucoup de grandes villes possèdent de nombreux restaurants, avec un vaste choix de cuisine du monde et des prix tout autant diversifier. Nous avons testé la cuisine allemande évidemment avec des saucisses accompagné de frites.
Hôtel
Pour les petits-déjeuners, cela sera à l’hôtel où chaque matins, nous avons le plaisir de gouter à un buffet garni et délicieux. Le plein d’énergie pour la journée.

Un restaurant afghan
Nous entrons nos pass à la main, inquiet, le serveur y jette un œil afin de vérifier que nous avons un pass mais ne regarde pas la validité, ouf, soulager on s’assied et nous profitons de ce moment. Assit dans un restaurant tous les trois cela faisait un moment alors cet événement a un goût particulier et nous profitons, ne sachant pas s’il cela va se reproduire. Nos plats sont bons, l’agneau fond dans ma bouche.

Un restaurant thaïlandais
Nous trouvons encore une petite place dans le fond. Et autour de nos plats délicieux, nous prenons le temps de discuter.

Un restaurant vietnamien
Au guichet, Najib commande deux pho pour Bella et moi et finalement rien pour lui car les plats qui souhaitait n’étaient plus disponible. Je lui donnerai la moitié de mon plat pensant que Bella ne finira pas cet énorme bol et que je finirai de combler ma faim avec ses restes. Mais Bella mangera jusqu’à la dernière nouille de son plat, ce qui m’impressionnera.

Chez Asiabox
Nous commandons deux plats et une box de riz pour notre fille qui n’a pas faim. Nous patientons et découvrons que les pâtes comme les sushis sont préparés à la minute. Sous la pluie, nous marchons les quelques mètres qui nous séparent de l’hôtel, puis installer sur les fauteuils et le lit, nous découvrons des plats sublimes. Nous renouvellerons l’expérience le jour du départ, avec des plats déguster dans le train.

Les restaurants de la gare
Ils seront aussi une option intéressante, surtout à l’emporter car nous pouvons manger au calme dans notre chambre. De plus pas besoin de pass.
Comment se déplacer dans la ville ?
Munich possède un vaste réseau de tram, métro et train, permettant de parcourir la ville facilement. A la réception de l’hôtel, nous avons reçu des tickets avec nos noms dessus. Le réceptionniste nous a dit pouvoir emprunter le tram gratuitement pendant notre séjour. Cela a facilité nos déplacements et nous avons pu découvrir tous les recoins souhaiter.

Où dormir ?
Nous voilà arriver dans la grande gare de Munich, nous descendons du train et suivant la foule qui nous guidera jusqu’à la sortie. Depuis le hall principal nous apercevons, le nom de l’hôtel inscrit sur la façade rouge de bâtiment coller à la gare. Une fois dans le hall de l’hôtel, nous contemplons le lieu à la déco kitch et au plafond si haut, en attendant notre tour.
Quelques papiers signer et le réceptionniste nous confie deux cartes pour ouvrir la chambre. Nous montons au 4ème étage et découvrons une chambre grande, propre et confortable. Bella a son propre lit et un vrai, pas un canapé ou une banquette, c’est super. Pendant que Najib range ses habits dans l’armoire et que Bella installe ses doudous, je place mon sac à côté de mon lit, allège mon sac à main, gardant que l’appareil photo, le porte-monnaie, bonnet et gants.

Quel que soit le voyage ou le lieu, je garde toujours mon sac prêt au départ, c’est ainsi que je me sens bien, je ne pourrais l’expliquer. Najib prend possession des lieux en y déposant ses affaires dans les moindres recoins, un peu comme à la maison. Une fois nos rituels pratiquer pour chacun, nous partons à la découverte de la ville.
Le voyage en train pour Munich
Ce voyage se fera en train, car sur le site Sbb.ch, nous trouvons des billets de train dégriffés. Cela nous permet aussi d’éviter des kilomètres en voiture et la fatigue. Pour 141 CHF par adulte et un billet gratuit pour notre fille, nous partons pour une nouvelle façon de voyager, direction Munich.
L’aller
Sacs sur nos dos nous rejoignons la gare de Chaux-de-Fonds, c’est parti pour une nouvelle aventure. Au magasin, nous achetons de mini tresse (pain) pour le petit déjeuner et de l’eau puis rejoignons le quai n°4 pour un départ à 8h42. Nous sommes en avance et sur le quai en face se trouve le direct pour Bienne qui en plus de partir plus tôt, arrive plus tôt, nous donnons une marge plus grande pour changer de train. Le train démarre, nous voilà parti accompagné par cette appréhension de début de voyage que crée la sortie de ma zone de confort, mêlé à la joie de ce nouveau départ. Nous regardons les paysages connus en mangeons nos tresses.

A l’approche de Bienne, le train s’enfonce dans le brouillard. Arriver à destination, nous nous rendons au quai 3 pour un départ à 9h46, à nouveau le train précèdent est là. Interceptant deux employés passant à côté de nous, nous leur demandons si on peut prendre ce train, l’un d’eux scanne notre billet et nous répond par l’affirmatif. Nous y gagnons en temps à Zurich pour changer de train, c’est top.
C’est un train à deux étages pour le bonheur de Bella, nous montons afin de découvrir les paysages de haut. Pendant que les kilomètres filent dans des tons orange et gris, je lis, Bella fait des jeux avec son papa. Une activité qui nous occupera sera le repas, nous avons emmené un pique-nique. Cela comblera nos estomacs et c’est sympa de manger tout en continuant à avancer.

Arrivé à la grande gare de Zurich, nous prenons notre temps car nous avons 30 minutes devant nous, ce qui est agréable. Nous nous arrêtons dans le grand hall, nous nous attardons devant le panneau annonçant les départs car bien que l’on sache que notre train est sur le quai 30, nous préférons contrôler. C’était une bonne idée, car le panneau indique que notre train est annulé et que nous devons prendre celui pour St-Gall quai 11.
D’un pas rapide, nous traversons toute la gare à la recherche du quai 11 et d’un employé CFF. La dame a qui nous poserons la question, nous dit que nous devons prendre le train pour St-Gall et changer à St Margrethen, pour la durée, elle ne sait pas.

Sur le quai 11, à 11h09, le train pour St-Gall part, assit en haut, nous cherchons des explications sur le site CFF, en effet le premier train est annulé pour problème technique, celui-ci nous conduit à St-Margrethen où nous montons dans le train qui nous mènera à Munich pour 15h04, l’heure d’arrivée reste la même c’est le plus important pour nous. Nous guettons nos montres afin d’être prêt pour le changement car nous avons que quelques minutes, le train se trouve sur la voie en face donc nous serons vite à nouveau assit, cette fois pour le dernier trajet.
Le train est en piteux état et sale, j’aurai le temps de l’observer durant cette dernière étape qui me semble s’éterniser. Je somnole en regardant les paysages défiler. Nous n’aurons pas de contrôle ni des tickets, ni des douanes.
Le retour
Nous traversons le grand hall afin de rejoindre le quai 30, au passage nous achetons deux cafés à emporter. Sur le quai, nous nous asseyons sur un banc car nous avons encore 30 minutes avant le départ. 15 minutes s’écoulent et le train arrive, nous nous installons et commençons à manger, nos plats prit à l’emporter. Le train démarre, nous quittons Munich et nous commençons le voyage de 4 heures pour Zurich. Manger, nous occupera un peu, puis la lecture et les jeux.

En gare de Zurich nous devons courir pour attraper le train suivant, nous serons soulagés d’y parvenir. En revanche celui-ci est plein à craquer, alors nous le traversons pour finir au début du train sans aucune place. Nous restons donc debout, après avoir installé Bella au sol appuyer sur mon sac.
Je lui confie mes écouteurs et mon téléphone, ainsi elle écoute le livre audio du Petit Prince. En milieu de parcours, le train se vide en partie ainsi on pourra s’asseoir. Arriver à Bienne, nous avons à nouveau que quelques minutes pour changer de train, alors on court, ce n’est pas simple mais on y parviendra, ouf, dernier trajet jusqu’à Chaux-de-Fonds.

Soulagé de n’avoir plus à courir, nous nous installons. Le train s’arrête à Sonceboz, devant moi se trouve le panneau indiquant le prochain arrêt, je lis Malleray/ Bevilard, alors que je me questionne me disant que ce n’est pas par-là que l’on passe, un homme court et saute du train. Nous le suivons dans l’urgence embarquant nos affaires étalées. Bella suit le mouvement toute paniquer de ce changement si brusque. Sur le quai je pose mon sac et enfile ma veste cherchant à comprendre ce qui se passe, un gars ouvre les portes du train et nous explique que le train se sépare, cette partie par dans le jura et la partie arrière pour Chaux-de-Fonds.

Nous réalisons que le train va partir sans nous, alors nous remerciant le gars et partons au pas de course encore une fois… Le chauffeur nous voit et nous attend. Une fois dans le train, nous contrôlant d’avoir rien oublier dans ce transfert stressant, Bella se met à pleurer chambouler par le stress, alors nous la réconfortant et parcourant les derniers kilomètres pour arriver chez nous, fâcher d’avoir pas été averti que le train se sépare. Ce retour aura été stressant mais nous arrivons chez nous, content d’y être. Et heureux de ce séjour, de ces mini vacances.
Voyager avec les restrictions du covid
Comme demander, nous nous appliquerons à effectuer des tests juste avant de partir, afin de respecter les mesures et voyager librement. Seulement à peine partit, nous découvrirons rapidement les contraintes qui vont se multiplier.

Dans le train
Aucun autre passager ne porte de FFP2 bien qu’on ait lu que c’était obligatoire, alors nous gardons nos masques type 2 et farfouillant sur internet afin d’en savoir plus sur ce qui est demander en Allemagne. Il y a très peu de réseau ce qui rendra la recherche difficile, mais nous avons lu que les tests antigéniques valable 48h en France, ne le sont que 24h en Allemagne, ce qui signifie que nous ne pourrions même pas aller au restaurant ce soir….
Je peine à réaliser et surtout à accepter cette info et je prends conscience de la joie que me procurait l’idée d’aller manger dans un restaurant, bon on verra bien une fois sur place à Munich.

Arrivée dans la ville de Munich
Nous serons vite déstabilisés par la foule, nous n’avons plus l’habitude d’évoluer dans une si grande ville avec autant de gens autour de nous. Quand après avoir traversé, nous voulions rejoindre un autre passage piéton, nous sommes restés au milieu de ce qui était la piste cyclable.
Concentrer à repérer l’endroit où nous voulions aller, l’autre côté de la route, je n’ai pas vu les deux vélos arriver, ils ont klaxonné, je me suis poussé rapidement sur le côté droit, pensant que ma fille allait me suivre, mais non, elle s’est jetée à gauche se retrouvant devant le deuxième vélo qui l’a évité de justesse.
Personne n’a eu mal, les cyclistes n’ont rien dit surement habituer, mais Bella a eu peur. Elle s’est blottie contre moi, perdue dans cet environnement inconnu, bien sûr ce n’est pas une première pour elle de se déplacer dans un grande ville, mais c’est une première depuis un long moment et elle perd ses repères. Je la réconforte et lui donne la main faisant attention aux pistes cyclables et aux gens qui la bouscule.
Nous prenons conscience que nous n’avons plus l’habitude d’être entourer par autant d’être humain. Tout ce que j’aime dans les grandes villes, cette populace, cette effervescence, ce mouvement constant me déstabilise aujourd’hui. Nous sommes des baroudeurs, nous avons parcouru des villes comme Bangkok, Singapore, Kuala Lumpur et là dans une ville comme Munich je me sens dépassée…
Je décide de mettre de côté ce sentiment afin de pouvoir renouer avec ce plaisir, avec ce bonheur de parcourir des kilomètres de pavés à la découverte des trésors d’une ville. Mais je m’interroge sur ce sentiment, comment en seulement 2 ans de « pandémie » cela a pu impacter si fortement ma vie, mon quotidien, mon ressentit, changer ainsi ma perception du monde….

Premier restaurant
En venant, nous étions passés devant un restaurant afghan, c’est donc là que nous nous rendons. Nous entrons nos pass à la main, inquiet, le serveur y jette un œil afin de vérifier que nous avons un pass mais ne regarde pas la validité, ouf, soulager on s’assied et nous profitons de ce moment. Cela sera le cas dans tous les restaurants où nous irons, un œil et c’est tout. Ainsi nous avons pu renouveler l’expérience, un vrai plaisir.
Entrée du musée
À l’entrée du musée de l’Homme et la nature, un premier guichet où une dame contrôle les pass, c’est la première qui déplie la feuille pour la regarder en détail, bon on est grillé. Elle nous regarde, nous demande de mettre un masque à Bella et nous laisse passer. Je suis soulagée car nous voulions vraiment que Bella puisse voir les dinosaures.

Entrée du camp Dachau
Arrivé à destination nous suivons le mouvement pour découvrir des barrières et un contrôle des pass. Nous pensions qu’il n’y en aurait pas vu que l’entrée est gratuite. Bon, nous sommes venus jusqu’ici autant essayer, nous suivons la foule. Un peu avant nous, trois femmes parlant français, parlent de leurs craintes qui se verront confirmer quand l’une d’elles se voit refuser l’entrée.
Notre espoir diminue puis disparait quand l’employé déplie la feuille de Najib. Il se place entre nous et sa collègue, tamponne trois tickets et nous les tente, nous disons que nos pass ne sont plus valides et que Bella doit en avoir un vu qu’elle a plus de 6 ans. Nous le remercions discrètement et nous dépêchons de nous éloigner de l’entrée.

Le fait que notre enfant doive avoir un pass, était une information que nous n’avions pas. Appris en fin de séjour, nous prenons conscience de la chance que nous avons eu de pouvoir visiter tant de lieux. Nous avons eu affaire à chaque fois à des gens compréhensif, et avons fait notre part en portant des masques.
Munich, Automne 2021

Connais-tu Munich? que désires-tu visiter? qu’elles sont tes meilleurs souvenirs? raconte nous tes aventures en commentaire.