Carnet de voyage dans l’Anti-Atlas : de Tafraoute à Tiznit
Après avoir longer la côte Atlantique, nous avons envie d’aller voir ce que l’intérieur des terres peut nous offrir en terme de paysages. En préparant ce voyage, nous avons noté sur Google Map, les points d’intérêts, ceux-ci vont nous faire dévier de la côte pour nous réservé des lieux magnifiques.
La région de Tafraoute est situé dans l’Anti-Atlas au sud-ouest du Maroc, dans la province de Tiznit, dans la région de Sous-Massa. Elle offre des paysages spectaculaire de rochers de granit rose et des oasis, la culture berbère y est riche.

Tafraoute
14h30, nous quittons Agadir et prenons la route pour l’Anti-Atlas, une incursion dans les terres qui va nous réserver de belles surprises. Nous roulons 1h30 pour aller visiter des greniers mais la route qui y mène ne sera pas praticable pour nous, alors nous faisons demi-tour.
Je suis un peu déçue mais je ne veux pas prendre le risque, ce n’est pas grave car la beauté des paysages traverser nous offre déjà tellement. Nous roulons encore une heure pour rejoindre Tafraoute, nous y arrivons vers 18h et découvrons une petite ville que l’on traverse pour rejoindre un vaste espace où nous pouvons dormir pour 15 dirhams.

Tafraoute est une petite ville, elle est le centre administratif des nombreux villages installés dans la vallée et est l’un des berceaux de la culture amazighe.
Il y a déjà plusieurs véhicules mais l’espace est si vaste que cela nous permet de nous installer comme si nous étions seul au monde. La ville est entourée de montagnes, le soleil est déjà caché derrière mais colore les sommets en rose, c’est splendide.
Najib commence à nous préparer le souper et découvre que nous n’avons plus de gaz dans la grande bonhomme fixer sur la roue de secours. Il fera comme il peux avec la petite bouteille. Nous mangeons tranquillement, Bella parviendra à avaler son assiette même si elle a mal au ventre.

A 20h, nous allons nous installer au chaud, car nous sommes à 1200m et même le bonnet ne suffit pas à me réchauffer, la nuit sera très calme.
Réveil vers 8h20, on s’installe pour le petit déjeuner en attendant le soleil, dès qu’il sort de derrière la montagne, nous avons vite chaud. Dans ces premiers rayons, nous faisons l’école avant de nous mettre en route vers 10h30.

Les Rochers peints
Nous prenons la route pour environ 25 minutes, rapidement nous sommes sur un chemin de terre et de cailloux afin de rejoindre les rochers peints. À leur pied, nous rencontrons Chris, un anglais voyageant en moto, il a déjà fait deux fois la panaméricaine et tellement d’autres pays. Il voulait descendre jusqu’au Afrique du Sud, arriver au Sénégal, il avait trop chaud et il en a eu marre. Il a donc fait demi-tour pour rentrer chez lui.


Najib va discuter un moment avec lui, je suis Bella sur les rochers, nous les escaladons afin de les voir de plus près et de haut. Il y a plusieurs zones peintes dans les environs, c’est l’œuvre de l’artiste belge Jean Vérame, il l’a réalisé en 1984. Avec les années les couleurs se sont délavées, ce qui a poussé un autre artiste originaire de la région, à peindre d’autres rochers.

Après les avoir parcouru et admirer le paysage environnant, nous reprenons la route direction les gorges d’Ait Masour.

La vallée d’Ait Mansour
Nous reprenons la route direction les gorges d’Ait Mansour, pour cela nous empruntant une route étroite qui monte et descend entre les collines puis les montagnes. Les paysages sont incroyables, puis nous redescendons pour entrer dans les gorges, c’est impressionnant tous ces palmiers après ces kilomètres de cailloux.
La vallée est longue de 20 kilomètres, creusée entre les crêtes abruptes de l’Anti-Atlas.
Nous parcourons la moitié puis faisant demi-tour pour nous parquer sur une sorte de parking, où une femme nous demande de payer, bien sûr. Nous y laissons le van et allons découvrir les gorges à pied, c’est si beau. Nous prenons le temps d’admirer les lieux et de prendre conscience de la valeur d’une source d’eau sur ces terres.


De retour au van, il est déjà 14h30, alors Najib nous prépare des ailes de poulet que nous dégustons avec du pain, dans ce cadre si beau. Puis nous reprenons la route, mais la boule au ventre, car un nouveau bruit se fait entendre à l’avant du van et il ressemble à celui entendu à Barcelone… Nous avons 45 min pour retrouver une route fréquentée, étant au milieu de nul part, la crainte de la panne est difficile à gérer pour moi. De ce fait le chemin me semble particulièrement long, nous allons jusqu’à Tiznit, car c’est une grande ville donc il y aura des garages…

Tiznit
Le camping
Tiznit est une grande ville, donc nous allons au camping, mais le premier est plein. Le deuxième un peu plus éloigné de la ville, avait des commentaires moyen sur park4night, mais tant pis. Nous sommes accueillis par un homme qui nous indique un espace assez large, mais sans aucune séparation des autres places en dehors de marques blanches au sol.
Nous nous glissons donc entre deux grands blancs, qui semblent installé depuis un moment. Je ne sais que penser du lieu, mais au moins nous pouvons y dormir tranquille puis on verra demain pour trouver un garage.

Najib, fatigué, n’a pas envie de cuisiner alors il nous propose de nous rendre en ville, mais pour cela nous devrons marcher une trentaine de minutes.
Nous découvrons une ville pleine d’activités et de gens, nous suivons le GPS pour nous rendre au restaurant « à l’ombre du figuier ». Au fond d’une ruelle, derrière une petite porte, nous découvrons une petite cour intérieur, des tables sont disposées sous un figuier. Nous nous installons et découvrons des plats simples, bons et très bien présentés, nous allons bien mangés et cela nous fait du bien.
Quand le garage vient à toi
Le lendemain, assit devant le van, emballer dans nos couvertures, nous buvons du café en attendant que le soleil vienne nous réchauffer. Après le petit-déjeuner nous faisons l’école, puis vers 11h, nous plions bagages. Nos voisins, des Français comme les 3/4 des occupants du camping, engage la conversation.
Nous leur expliquons que nous partons à la recherche d’un garage, ils nous répondent que non, il faut rester ici et que le mécanicien va venir. Ils vont d’ailleurs l’appeler pour nous, trop bien. Bella est ravie de rester un jour de plus, nous nous réinstallons.
Je vais en profiter pour faire un peu de lessive à la main, car un câble est tendue contre le mur, puis on profite de cette journée autour de la maison.
Vers 13h30, nous partons à pied pour une dizaine de minutes de marche qui nous permet de rejoindre un petit magasin où nous achetons une bonbonne de gaz, ainsi à notre retour Najib pourra nous préparer à manger.
14H45, le mécano revient mais il n’a pas la bonne huile pour faire la vidange de boite, alors il repart. Il sera de retour une heure plus tard, pendant ce temps, Najib s’installe chez les voisins pour discuter, et moi et Bella refaisons une heure d’école. Le mécano revient et commence à faire la vidange, rapidement nous serons rassurés en voyant l’huile, mais nous laissons bien reposer afin d’être sûr.
Un autre homme passe et propose ses services de coiffeur, Najib en profite et se fait une beauté. Le moment est comique, un homme coupe les cheveux de Najib, l’autre fait une beauté à notre van.

À la fin de la vidange, le mécano nous montre l’huile, il n’y a pas de dépôt, cela veux dire que notre boîte à vitesse se porte bien et que c’est bien un cardan qui fait du bruit ainsi que notre blindage, mais le mécano va remettre une vise neuve et il cessera. Je me sens si soulagée ! On va pouvoir aller jusqu’au Sénégal.
A la recherche de baskets
17h30, nous partons en ville afin de voir pour acheter des baskets pour Bella car la semelle de ses Puma se décolle, de plus nous devons faire du change. Ce changement d’argent nous prendra du temps, car nous ferons plusieurs lieux d’envoi d’argent qui nous disent non nous ne faisons pas mais tout droit.
Alors nous allons plusieurs fois tout droit en changeant de direction, pour finir dans un bureau de change, cela nous fait visiter la ville. Une fois fait, nous cherchons des baskets, mais nous n’en trouvons pas pour fille.
Cette ville est la capital de la chaussure en cuir, nous voyons énormément de boutiques et des chaussures vraiment très belle. Dans l’une d’elles, nous nous arrêtons et demandons à un homme s’il peux réparer les chaussures de notre fille, il le fera de suite et de façon tellement bien que ce n’est même pas visible, tout cela pour 1 euro. De plus Bella est ravie de pouvoir garder ses chaussures qu’elle apprécie.

Dans un des boui-boui bordant la rue principale, nous nous arrêtons, assit au fond du petit local, deux hommes nous prépare des assiettes avec un peu de tout. Nous mangeons des sardines panées, des boules de pommes de terre et sardines, des frites et une assiette mélangeant dinde et merguez, cela sera bon. Ça nous rappelle les boui-boui d’Asie, à l’hygiène douteuse mais aux plats bon marché et bon.
Dans un shop à côté, nous avons acheté des clémentines et une grenade pour 7 cts le kilo, puis nous rentrons à pied sous une lune presque pleine qui éclaire notre chemin.

Des rencontres précieuses
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous installons sur nos chaises devant le van. En buvant notre café, nous attendons que le soleil vienne nous réchauffer et que cette journée commence.
Bella nous rejoins et écrit pendant que nous nettoyons et rangeons le van pour le départ, une dernière douche puis vers 11h20, nous disons au revoir aux retraités français qui nous ont donné tant de bonnes adresses et permis de vivre cette vidange de façon confortable.

Maintenant que nous savons que notre van va bien, en dehors du cardan, nous sommes rassurés et nous prenons la direction de la Mauritanie afin de rejoindre ensuite le Sénégal.
Mais il faut avouer que nous nous posons de plus en plus de questions sur le fait de faire autant de kilomètres pour découvrir un nouveau pays qui au final ne fait pas partit du plan de base.
Alors nous continuons à descendre au Sud du Maroc, tout en réfléchissant à la suite à donner à ce voyage.

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