De l’Atlantique aux portes du désert : carnet de voyage de Legzira à Zagora
Après avoir pris une décision importante concernant la suite du voyage, nous réfléchissons à la destination suivante, nous quittons la côte Atlantique pour rejoindre les portes du désert à Zagora.
Le sud du Maroc est une région immense, comprenant les montagnes du Haut-Atlas et allant jusqu’au désert du Sahara. Cette région a tant à offrir, des villes, des kasbahs, des oasis et bien sûr le désert. Nous avons hâte de découvrir de nouveaux paysages.
Legzira et son arche
Nous empruntons une petite piste pour rejoindre une corniche surplombant l’océan, cela nous permet d’avoir une vue spectaculaire sur l’arche et les petites plages. Le lieu est si beau que nous décidons d’y rester même s’il est encore tôt. Après avoir pris des photos, nous nous installons pour manger, puis pour la sieste.

Nous occupons le reste de la journée avec de la lecture, de la musique, de l’écriture et de la contemplation. Le coucher du soleil comme le lever de lune est tout simplement splendide. Assit sur nos chaises nous contemplons la journée qui se termine dans des couleurs flamboyantes comme une façon de chanter ces moments que nous avons vécu aujourd’hui. La lune prend le relais en nous offrant une lumière blanche sur les vagues qui donne une atmosphère particulière à cette nuit.

Nous nous levons vers 7h40 avec le jour, le ciel derrière les montagnes est coloré de orange et de rouge, rendant l’atmosphère presque rose. Nous restons à l’admirer le jour qui s’installe et à photographier ce moment. Assit sur nos chaises, emmitoufler, nous laissons le temps passer en profitant du spectacle.
Le vent est fort ce matin, alors nous tentons de nous abriter derrière le van, le temps du petit déjeuner. Autour de pain, avocat, vache qui rit et bien sûr de café, nous réfléchissons à la suite.
Nous quittons ce spot de rêve pour nous rendre juste à côté à la plage de Legzira. Un homme nous indique où nous parquer. Après avoir payer, nous descendons une volée de marche pour rejoindre la plage. Nous y marchons, regardons les pêcheurs quitter un promontoire rocheux au loin qui se fait recouvrir par la marée montante.


Nous apercevons l’arche de loin, la deuxième s’est effondrée en 2016 du à l’érosion. Nous marchons dans le sable, admirons la brume qui se lève, les mouettes qui pêchent, les moules exposer par la marée basse et les rochers ocres. Il y a peu de monde nous laissons un calme agréable, nous profitons du lieu et de son ambiance particulière.
Prise de décision sur la suite du voyage
Nous nous trouvons le plus au sud du Maroc habité, à partir de là, cela devient de plus en plus in habiter, et nous prenons la route pour la Mauritanie. Seulement ce matin, cela nous semble difficile, il y a la peur, de l’inconnu, des problèmes de van, des difficultés à trouver de l’eau et à manger et surtout les milliers de kilomètres. L’aller est motivant car nous allons découvrir de nouveaux pays et paysages, mais le retour va être long jusqu’à Anvers. (Lieu d’où nous allons envoyer le van au Canada)
Et cela ne nous donne pas envie, de plus c’est énormément de kilomètres pour des pays qu’à la base nous ne souhaitions pas visiter. Notre rêve reste la Panaméricaine, j’ai peur d’abîmer notre véhicule et de réduire ce rêve, alors qu’à la base nous devions juste patienter au chaud que le mois d’avril arrive et que nous puissions vivre ce rêve. Nous prenons donc la décision de ne pas y aller et de trouver un endroit qui nous plaît afin de se poser un peu et de se reposer.
Le rythme effréné de ces semaines et l’accumulation d’émotions plus l’adaptation au voyage et pays, nous a vidé de notre énergie et nous n’avons pas la force pour de nouvelles aventures pour le moment. Nous sommes donc arrivé le plus au Sud de notre voyage au Maroc et finalement la perceptive de rester 3 mois dans un pays me plaît. Nous pouvons rester jusqu’au 21 février dans le pays, puis nous retournerons en Europe.

Découvrir un silence totale
Vers midi nous reprenons la route traversant de grandes plaines avec quelques arbres entourer de collines. Une fois celles-ci gravit, nous découvrons un environnement différent, il est plus rocailleux, la terre est rouge, par contre les mêmes sortes d’arbres et de cactus y poussent, mais nous y voyons aussi des petits buissons.
La vallée suivante va nous faire admirer des collines arides, des arbres éparses. S’en suit une grande plaine, la route toute droite la traverse sur des kilomètres. Tout autour de nous de grandes montagnes de roches.
Nous arrivons à Itsch vers 16h, nous faisons un tour dans la ville pour repérer la visite de demain, puis sortons de là pour chercher le spot dodo. Najib emprunte un chemin de cailloux traversant un grand rien. La tôle ondulée et la traversée d’un petit oued me stress un peu, mais il gère.

Seulement la route est un peu surélevée, juste assez pour que nous ne puissions pas en descendre. Là où la route s’élargit à peine, nous en profitons pour faire demi-tour, mais avant de repartir, nous prenons le temps de contempler et photographier le paysage, c’est tout simplement splendide. Le silence est particulièrement marquant, si nous ne bougons pas et respirons pas trop fort, le silence est total, je ne suis pas sûr d’avoir déjà vécu cela. C’est carrément perturbant…Bella s’allonge au sol afin de profiter de ce moment.
Najib dégonfle un peu les pneus et nous reprenons la route, un peu avant de retrouver la portion goudronnée, nous nous arrêtons. Nous sommes un peu caché par une colline et un petit bâtiment dont seul trois murs sont encore debout. Ce soir il fait bon, nous en profitons pour nous doucher au milieu de ce rien qui ressemble au bout du monde.

Puis nous nous installons pour manger, c’est là que Najib nous propose de regarder un film avec le projecteur. Trop bien ! Cela nous prendra un peu de temps pour trouver tout le matériel nécessaire, de faire du thé et de préparer les pop corn. D’ailleurs ils aurons un peu chaud, mais une grande partie sera mangeable et donne à ce moment une saveur de maison. Par contre impossible de se connecter à Netflix, alors finalement nous regardons des vidéos YouTube et cela nous conviendra parfaitement.
21h30, nous nous installons, allonger sous nos couvertures, j’écoute le silence et je suis perturbée par lui. Je finirai par descendre car Bella aussi peine à s’endormir. Nous avons eu tant de nuits entrecoupés par les aboiements des chiens qui hurlent pendant des heures, et là, le silence total nous stresse, ce paradoxe me perturbe.

Le lendemain, nous sortons de la tente vers 8h, debout au milieu de rien, nous contemplons ces paysages si fascinant. Installer sur la table au sein du petit bâtiment pour être protéger du vent, je travaille sur mon prochain article en buvant du café et mangeant des clémentines délicieuses, un début de journée bien agréable.
Une fois Bella prête, elle m’accompagne pour une petite marche jusqu’au sommet de la colline, nous pouvons voir si loin à l’horizon. Le calme est si prenant, nous profitons de ces moments uniques. Petit à petit la pierre se transforme en sable, le Sahara approche.

Village souterrain de Icht
Vers 11h30, nous quittons ce lieu si particulier pour nous rendre au village de Icht, nous nous parquons sur un espace aperçu la veille en bordure de la palmeraie. À pied, nous rejoignons le centre du village, rapidement un enfant se colle à nous. Il va nous guider, dans un premier temps nous lui disons que nous ne sommes pas intéresser que nous souhaitons découvrir le lieu seuls, car bien sûr il demandera de l’argent.
Il ne parle pas français, il hoche la tête lorsque nous lui parlons, mais continue de nous guider, nous finissons par le suivre. Au final, cela sera une bonne chose, car il y a beaucoup de coins et de recoins, ainsi que des portes fermées, il les ouvrira et nous montrera ce qui est intéressant.
Cette visite sera surprenante, de par la conception des lieux comme par l’état des murs. Bien que notre guide Mohammed évite certains lieux, la solidité en vue des matériaux utilisés est impressionnante. Les habitants ont construit ce village ainsi afin de se protéger de la chaleur, la température peux monter jusqu’à 50 degrés l’été. Il est composé de trois étages sous terre, un labyrinthe de ruelles éclairé et ventilé par des puits de lumière.


Ce lieu n’est plus vraiment habité mais il est encore utilisé, principalement pour y garder les troupeaux et pour fumer en cachette. Durant notre visite, nous croisons quelques personnes, elles nous disent bonjour et sourient.
La visite se termine par la traversée de la palmeraie, il nous montre le système d’irrigation, l’eau doit provenir d’une nappe phréatique car il y a plusieurs puits. Elle est très clair, il nous démontre qu’il peux la boire. Il nous donnera un citron vert puis nous fera goûter deux clémentines qui poussent dans la plantation. Puis nous reconduit à notre véhicule, sans oublier de nous demander des sous. Najib lui donne 20 dirhams, il demandera plus, mais une fois le non prononcé, il partira.

La traversée de Tata
Heureux de cette découverte, nous reprenons la route direction Tata. La route est une longue ligne droite sans rien autour, puis soudain un peu de vert car il y a de l’eau, avec parfois des cultures. Vers 13h, nous nous arrêtons dans une station service afin de faire le plein d’eau.
ça nous prendra une heure car le débit est faible, mais avec le double filtre, l’eau est bonne. A Tiznit, nous avions fait le plein au camping, mais depuis elle avait un goût désagréable, comme s’il y avait du sable dedans. Filtrée, elle ne nous a pas rendue malade, mais cela fait plaisir de retrouver une eau avec un goût normal.

Nous passons la ville de Tata, elle est jolie avec de beaux bâtiments. Puis vers 16h30, nous faisons un arrêt rapide en bord de route, le temps de prendre à manger à l’arrière. Je me dépêche, car des enfants accourent de tous côtés, ils sont du genre à s’accrocher au véhicule et à réclamer des bonbons, nous n’avons pas envie de vivre cela. Ayant zapper le repas de midi, nos estomacs sont ravies de manger pain, vache qui rit et bananes.
La vallée se ressert et est de nouveau plus désertique, les montagnes nous entourent.
Foum Zguid et son camping
Nous arrivons à destination vers 18h20, la ville de Foum Zguid, selon internet, il est sympa d’y séjourner et nous avons cruellement besoin de nous poser un peu. Alors nous allons au camping, le mieux noté dans la ville, le lieu est peu rempli et peu accueillant. Le propriétaire veux absolument nous vendre un voyage dans le désert à un prix faramineux et les sanitaires ne sont pas confortable.
Bon, on verra demain, alors que la nuit s’installe, nous préparons notre maison roulante et le souper. Nos voisins sont deux couples français avec un Toyota 4×4 cellule et un mog, nous admirons leurs véhicules et échangeons quelques mots.
Le lendemain, à 8h, je fini par sortir de la tente et rejoindre Najib pour le café, lui aussi me dit ne pas vouloir rester, nous décidons de nous rendre à Zagora. Mais d’abord nous faisons Bella dormir, bon notre remue ménage va vite lui faire sortir la tête de la tente, juste le temps de demander son livre, elle va rester sous la couette autant que possible.

Nous, nous tournons autour du van, faisant les petites choses nécessaire comme comprendre pourquoi cela sent le diesel lorsque le chauffage tourne. Ça vient de la mise à l’air du réservoir qui était fermé, résultat cela a compresser le dit réservoir qui s’est plier. Nous tentons de lui redonner sa forme, peine perdue. Mais quelques jours plus tard, je découvrirai en retournant dans la caisse qu’il a repris sa forme.
Les voisins nous approche à nouveau, l’échange sera très sympa. Le couple avec le mog, est à 4 ans de la retraite, ils vont bosser jusque là, en attendant ils testent le mog et apprennent à l’entretenir. Puis une fois à la retraite, ils vont faire la route de la soie.
L’échange sera très enrichissant, c’est elle qui s’occupe de leurs réseaux sociaux et elle m’explique comment elle fonctionne pour son blog, polarstep, les finances, comment elle prend des notes pour ses articles, etc. j’ai beaucoup aimé ce partage avec Meet on the Road.
Zagora et une semaine de repos
Découvrir la ville
Ses garages
Il nous faudra 1h45 pour rejoindre la ville de Zagora qui semble plus intéressante, c’est un lieu très fréquenter par les touristes en véhicules car les garages y sont réputés. Ils se font la guerre, récupérant les touristes directement dans les rues en scooter, ainsi plusieurs s’accrocheront au van pour nous inciter à venir chez eux…

Ses marchés
Pour midi, nous nous préparons et sortons du camping. A pied nous longeons la palmeraie, traversons le pont puis allons voir un panneau, enfin une peinture indiquons la direction de Tombouctou et le nombre de jours en chameau pour rejoindre la ville. Selon un panneau explicatif, cette peinture est le témoin du commerce reliant les deux villes et pays ainsi que son importance.

Nous admirons aussi l’arbre de l’espoir, un grand tronc qui a été taillé et peint, c’est beau. Nous continuons notre balade qui nous fera parcourir 4,8 km dans Zagora. Nous visitons l’ancien marché puis le marché couvert où nous ferons quelques achats pour nos prochains repas. Des œufs de poule et de caille, du poulet, des légumes et des fruits. J’aime ces moments où nous achetons des produits frais au marché afin de pouvoir nous préparer de bons petits plats dans notre maison roulante.

Du temps pour se reposer et créer
Nous séjournons au camping, la Palmeraie d’Amezrou. Le lieu est joli entourer par les palmiers et confortable, il y a même du papier toilette dans les sanitaires. Les douches seront chaudes et cela de façon continue, bref c’est ce qu’il nous faut pour nous décider à nous poser quelques jours.
Il y a peu de monde, mais aussi peu de place au soleil, nous choisissons un emplacement qui nous offre de l’intimité et installons tout, y compris les parois afin d’agrandir notre chez nous. Une fois installé, Bella lit dans sa chambre, Najib s’assoit pour déguster une bière et je m’installe à la petite table en bois afin d’écrire.
Le lendemain, nous nous déplaçons afin que le van soit plus au soleil. Nous passerons 4 jours à se reposer, à profiter de notre maison pour cuisiner, la ranger, la nettoyer. À avancer l’école, l’écriture et Bella avale ses livres à une vitesse folle.

Des rencontres et du temps avec des voyageurs
Les Overlandeurs
Nous nous rendons directement au garage où sont les Overlandeurs, c’est chouette de les voir là au milieu alors que notre dernière rencontre date de cet été au Toulouse Aventure Festival. Ils étaient exposant et conférencier, parlant de leur prochain voyage de deux ans à travers l’Afrique. Nous restons un moment avec eux à discuter devant le garage.
Nous les reverrons pour une soirée afin de faire plus ample connaissance autour d’un repas. Nous aurons du plaisir à manger notre dernière raclette avec eux.
Pour voir le repas en images, voici leur vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=PEeZt8UhAEA
Ce sont des voyageurs aguerris qui ont déjà visiter de nombreux pays, nous partageons autour de nos aventures, nos expériences et nos envies pour ce voyage qui débute pour nous comme pour eux.
Nous passerons encore un peu de temps ensemble, juste avant leur départ pour Agadir. Leur 4×4 parquer devant l’entrée de notre camping, Najib va les aider afin d’améliorer leur installation électrique. Car le voyage c’est aussi cela, l’entraide.
Pour découvrir leur voyage à travers le continent Africain, voici leur compte Instagram : https://www.instagram.com/overlandeurs/

Tripandtwins
Ils passerons une nuit et une journée dans le même camping que nous. Ayant deux garçons de 11 ans, Bella passera du temps à jouer avec eux. Nous partagerons une soirée et un repas de midi à discuter de nos voyages.
Ils ont une école de surf et partent chaque hiver pour une durée de trois mois et cela depuis des années. C’est intéressant de découvrir comment les gens voyagent et comment ils organisent leurs road trip. Ils entament un tour d’Afrique, à coup de trois mois dans l’année, pour découvrir leur aventure, suivez les sur Instagram : https://www.instagram.com/tripandtwins/
Meet on the Road
Nous allons les revoir au garage, ils viennent pour changer les amortisseurs du Mog. Envoyer depuis l’Allemagne, le carton arrivera très rapidement au Maroc, mais ils leur faudra être patient pouvoir les récupérer.
Voici leur compte Instagram : https://www.instagram.com/meet.ontheroad/
Elle a aussi un blog et une chaîne YouTube.
Prendre une décision radicale
Nous revenons au camping après une balade, il est 15h15 à notre arrivée, le ciel est à nouveau couvert et quelques gouttes finissent par tomber. Nous rangeons nos affaires et nous installons à l’abri sous l’auvent, je vais finir mon tableau des dépenses pendant que Bella installer confortablement dans sa chambre, joue et lit.
Najib tourne en rond, il n’est pas bien, il me reparle de prendre un billet d’avion pour ailleurs. Je pensais que nous étions fatigué car nous avons fait beaucoup de route en un mois, mais maintenant que nous sommes posés et reposer, je me rends bien compte qu’il y a autre chose. Au fil des jours nous avons supprimé ce qui nous semblait difficile et qui nous donnait une sensation de mal-être.

À commencer par cette nouvelle vie et tout ce qu’elle implique, nous respectons le temps et les besoins de chacun face aux émotions engendrer. Puis les problèmes mécaniques du van, maintenant tout va bien, puis la crainte de la route pour nous rendre au Sénégal et les doutes sur le fait d’aimer ce pays, nous avons décidé de ne pas nous y rendre.
Puis nous pensions être fatiguer au point de se sentir pas à notre place. Alors nous nous installons confortablement, seul le froid est un peu plus difficile à supporter, mais le chauffage fait son taf et c’est un inconvénient mineur, alors pourquoi cette sensation reste t-elle ? Nous nous interrogeons sur les raisons, et j’en trouve une seule, les habitants de ce pays et leur philosophie de vie, ne nous convienne pas. Bon et après, ce n’est pas grave, ce n’est pas là que nous vivons à l’année, donc c’est simplement un pays dans lequel nous avons plus de difficultés à vivre dans notre van et à se sentir à l’aise.

Mais cela engendre quand même des questions car nous sommes dans une voie sans issue, la seule possible est de retourner en Europe, mais il fait encore plus froid là-bas. De plus cela annule le projet de parcourir le Maroc avec des amis au mois de février. Donc l’option billet d’avion est la plus simple et aussi la plus coûteuse, seulement nous n’avons pas tout quitter pour ne pas profiter, alors nous faisons le choix de partir. S’en suit de longues recherches pour le plus simple, le meilleur marché et le plus agréable. Nous hésitons, cherchons, décidons puis changeons d’idées.
Finalement une évidence s’inscrit, la Thaïlande car Bangkok est la porte d’entrée de l’Asie, de préférence rapidement car les fêtes approchent et avec elles les vacances. Nous décidons donc de prendre un billet pour Bangkok puis nous verrons bien. Après plusieurs recherches, nous trouvons des billets depuis Casablanca avec une escale à Doha avec Quatar, parfait.
Je peine à me rendre compte…
Un retour sur Casablanca pour un départ au chaud
Réveil en douceur, petit déjeuner puis nous finissons de nous préparer et partons pour Marrakech, le but est de faire un peu plus que la moitié du trajet pour Casablanca. Aujourd’hui, le ciel est couvert, il annonce de la pluie dès demain, c’est le moment de partir.
Passer midi, nous sommes à Ait Ben Haddou, nous y faisons une halte dans l’idée de manger au Bagdad Café, le lieu où nous avons passé plusieurs jours lors de notre venue en 2017, car les routes étaient inondées. Nous avions aimé notre séjour et y retourner me fait plaisir.
- Pour découvrir ce voyage, voici l’article: Aventure marocaine avec un bébé: notre road trip entre imprévus et émerveillement
Parquer devant, nous pensions entrer, mais la propriétaire nous reçoit froidement, le lieu est en travaux. Bon nous repartons triste de cet accueil glaciale, très loin de nos souvenirs… Nous prenons le temps d’admirer la Casbah de loin.
Nous continuons à rouler et empruntons le col Tizi N’Tichka à 2200m d’altitude. Depuis notre départ de Ait Ben Haddou, il pleut et plus nous montons le col, plus la température descend pour atteindre 3 degrés, là la pluie se transforme en neige. Incroyable en deux jours nous aurons fait désert, neige, Thaïlande, c’est perturbant.

Nous admirons la neige qui recouvre les paysages, nous sommes au cœur des nuages ce qui réduit notre visibilité. De plus les Marocains n’avancent plus, cela va nous permettre de rouler plus vite car nous pouvons doubler. La traversée de ce col est un moment surréaliste. Nous sommes content d’avoir continuer à rouler sans faire de vrai halte à Ait Ben Haddou, car nous ne savons pas comment aurait été la route une heure plus tard.
Vers 16h, nous arrivons à Marrakech, et prenons conscience que nous sommes vendredi, la foule est dense partout dans la ville, cela ne nous donne pas envie de nous arrêter. Finalement nous achèterons des sacs de voyage à Casablanca. Nous ne traînons pas et sortons de la ville pour rejoindre un camping, il n’y a rien d’autre autour de la ville.
Arriver près de celui-ci nous découvrons le grand stade tout neuf construit pour la coupe d’Afrique qui commence le 21.12.25 et la six voies construit devant. Payer pour dormir au bord de la route ne nous intéresse pas alors nous continuons. Nous décidons de faire les 2h30 qui nous sépare de Casa et d’aller dormir sur la plage à Dar Bouassa.
Cette dernière ligne droite se fait sur l’autoroute, donc la route est confortable mais il y a énormément de circulation, de plus la nuit s’installe. Cela finira par nous pousser à bout, c’est épuiser que nous parvenons à Dar Bouassa.

Passant devant un carrefour, nous décidons de nous y arrêter afin d’acheter de quoi grignoter pour ce soir. Le centre commercial est grand, nous y trouvons du lait pour le café de demain, du pain frais, du saucisson et même un camembert à prix réduit. Sortant du magasin, nous voyons un défilé de jongleurs, de femmes habiller en fées qui dansent sur de la musique au volume élevé. Décidément ce pays est plein de contraste, passer des femmes entièrement voilées à des fées en une seule journée, c’est déstabilisant.
20h30, nous arrivons sur Jaques Beach, endroit connu, nous nous installons facilement. Face à l’océan, nous mangeons les bonnes choses que nous venons d’acheter en tentant de s’imaginer en Thaïlande dans deux jours. 22H30, nous nous couchons, je passerai une bonne nuit, car le son des vagues couvrent les bruits des va et vient des gens et me permet de me reposer.
Une journée à Casablanca et l’achat de sacs à dos
La journée commence en dégustant notre café face à l’océan, les vagues sont énormes, nous prenons le temps de les admirer, c’est si beau.
10h30, nous quittons la plage pour rouler quelques minutes afin de nous rendre à un parking payant, 10 dirhams et surveiller. Le gardien peine à nous laisser entrer car il nous dit que la nuit est interdite, il ne comprend pas bien le français mais nous parvenons à lui expliquer que c’est uniquement pour la journée. À pied nous allons regarder de plus près le mémorial construit au bout de la jetée en face du parking.
En taxi, nous rejoignons un Décathlon, très rapidement nous trouvons ce que l’on cherche, des sacs à dos de 40l, dimension bagages à main. Ils sont beaux, pratique et confortable, juste parfait. Un souci en moins, c’est top. Eh oui, voyageant en van, nous n’avons pas de sacs.

La Mosquée Hassan-II
Repris un taxi, enfin un careem, via une application comme Uber, il nous dépose devant la Mosquée Hassan-II. Elle est belle et grande, nous l’admirons et tentons de nous en approcher, mais tous les chemins sont fermés par des barrières. Après un détour, nous finirons par trouver l’entrée qui bien évidement est devenu payant, 140 dirhams par personnes, pas envie de payer tant, donc on la regarde de loin.


Visite du Morocco Hall
À nouveau un taxi, pour retourner au Morocco hall juste à côté du parking. Pendant que nous attendons notre chauffeur, un homme qui doit conduire un taxi nous accoste et insiste. Lorsque nous lui disons que nous en avons commander un, il se fâche. Une fois dans notre taxi, le chauffeur nous explique que l’application est illégal au Maroc, donc cela explique leur discrétion.
Arriver au Morocco Hall, nous découvrons le plus grand centre commercial d’Afrique selon leurs dires. C’est un grand centre sur plusieurs étages, sa plus grande particularité est un grand aquarium dans le hall avec des requins qui tournent en rond. Un ascenseur au centre permet de voyager au coeur de l’eau, mais il ne fonctionne pas. Nous regardons les poissons tourner en rond avec toujours ce pincement au coeur puis visitons quelques magasins, il y a surtout des marques.

Nous quittons le centre pour rejoindre le van, après un peu de recherche nous trouvons une station de lavage, une comme chez nous, ainsi Najib peux laver notre maison car après toutes ces routes, il est couvert de sable, nous ne pouvons pas le laisser ainsi. Cela prendra du temps, car Najib le bichonne, pendant que Bella et moi, nous lisons confortablement installer dans le van.
Une douche sur la plage
Vers 17h, nous sommes de retour à la plage, nous nous parquons un peu plus loin afin d’être éloigné des gens. Cela ne va pas durer car un couple vient se parquer juste à côté de nous et s’installe sur leurs chaises sur la plage juste devant le van… Nous avons besoin de nous laver, en vue du vol de demain, nous ouvrons donc la douche et même si le cadre est un peu particulier et que chacun notre tour nous montons la garde afin d’être sûr de ne pas être déranger, cela nous fera du bien de sentir bon.

Soirée au restaurant
Puis nous prenons notre temps pour préparer nos sacs, il n’est pas difficile de faire le tri dans nos affaires. Juste de savoir ce qui est utile ou pas dans un pays complètement différent.
Et pour le souper pas de plan, Najib regarde sur internet un restaurant que les Rolling Babouche nous avait conseillé, nous prenons le van pour nous y rendre.
Il est situé dans le centre commerciale Carrefour proche de la plage, nous laissons le van sur le parking et cherchons l’entrée, elle est tellement discrète que nous allons tourner en rond. C’est finalement le gardien du parking qui nous indique un ascenseur, un homme poster devant nous demande si nous avons réservé. Non nous ne savions pas qu’il fallait, il nous laisse entrer quand même et le serveur qui nous accueille nous trouve une place.

Il est encore tôt, nous découvrirons que les gens arrivent plus tardivement. Installer au fond du restaurant, nous découvrons un décor classe et une carte très intéressante. Nous dégustons des steaks accompagné d’une bonne bouteille de vin rouge, c’est un vrai plaisir. La musique est sympa créant une bonne ambiance, notre seule remarque sera notre stupéfaction quand nos voisins de table allument des cigarettes, eh oui au Maroc il est encore autoriser de fumer à l’intérieur.
Cette soirée nous fera un bien fou, comme un semblant de normalité, c’est ressourcer et rassasier que nous quittons le restaurant pour retourner à la plage. Celle-ci est pleine de voitures, ça nous donne pas envie alors nous essayons un autre parking bien moins convoité, il va nous offrir une nuit paisible, seul quelques véhicules passent sur la route. Il sera presque minuit lorsqu’on s’en dort sans chauffage car la température est bien meilleur.
Départ pour le chaud
Le lendemain, après avoir mit dans le van tout ce qui était crocher dessus, table, bonbonne de gaz, pelle, etc. Nous prenons la direction de l’aéroport pour une nouvelle étape de ce voyage.
Le voyage continue sur un autre continent, pour pouvoir se reposer et profiter du chaud. Nous espérons que cela va nous permettre de nous ressourcer afin de retrouver le Maroc au début du mois de février, avec un nouvel élan.
On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va.
Christophe Colomb
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