Premières Vacances en famille en tente de toit : 5 étapes d’un road trip inoubliable à travers la France
Ce sont nos premières vacances avec notre tente de toit. Comme nous avons déjà fait quelques week-ends, nous sommes prêts et avons tout ce dont nous avons besoin installé dans le coffre de la voiture. Nous parcourons la carte de France afin de choisir une destination, mais c’est trop difficile.
Il y a tellement d’endroits que nous aimerions voir, découvrir. Alors nous décidons de choisir un point la dune du Pilat, un endroit que nous avons envie de voir depuis longtemps. Et nous choisissons de faire le trajet en plusieurs fois et de nous laisser porter par nos envies. C’est partit pour une nouvelle aventure et un nouveau mode de voyage.

Premier arrêt
Puy de Dôme
Nous arrivons au pied du Puy de Dôme à 11h30, le point culminant de la chaine des Puys, 1465 m. Vite garés, ça nous fait du bien de nous dégourdir les jambes. Nous rejoignons le bâtiment pour faire la queue afin d’acheter nos tickets. Cela ira vite et nous arrivons juste à monter dans le train, cool pas d’attente.
Debout près de la porte, nous regardons la vue, plus le train monte et plus elle est belle, Bella mitraille avec son appareil photo. Il fait chaud dans le train avec nos masques ce n’est pas agréable. Nous voilà au sommet, on se dépêche de sortir après environ 20 minutes de montée. A l’air libre, nous retirons nos masques et parcourons les lieux, afin d’admirer la vue de tous les côtés.

Bella grimpera sur des rochers, fière de monter seule si haut et de prendre des photos de là-haut. Nous continuons à marcher et faisant une pause assis dans l’herbe le temps de manger notre pique-nique en regardant les nombreux parapentistes. La vue de là-haut doit être très sympa.
Continuant la balade je prends conscience que ma fille me colle, nous nous sommes peu vus ces derniers jours… Je profite de tous ces câlins ! Nous contemplons les volcans puis on fait le tour des ruines du temple de Mercure, un lieu de culte gallo-romain. De retour à la gare, le train nous ramène au pied de la montagne.

Musée Michelin
Depuis le puy de Dôme, nous mettrons quelques minutes pour nous rendre au musée Michelin, afin de découvrir le patrimoine de ce groupe. Créé en 2009, il y a 2000 m2 à découvrir. La visite sera intéressante et l’exposition bien faite.
A l’entrée Bella reçoit un livret avec des jeux et la promesse d’un cadeau à la sortie, ce qui la motivera. Dans chaque secteur, il y a un jeu, alors elle s’appliquera à les faire nous demandant de l’aide pour lire et parfois écrire, cela la fera bien participer à la visite.


La sortie se fait en traversant la boutique évidemment, Bella apporte son livret bien rempli, la dame lui donnera un Bibendum en papier à assembler. Et elle nous demandera d’acheter des cartes postales. Elle aimera spécialement celle avec le célèbre volcan Volvic et le bibendum faisant un cœur avec ses mains, elle l’offrira à sa grand-maman et son grand-papa.
Clermont-Ferrand
De retour dans la chaleur, nous reprenons la voiture pour nous rendre au centre de Clermont-Ferrand. Content de trouver une place aussi rapidement, nous sortons de la voiture. Un gros coup de tonnerre nous fait lever la tête, nous découvrons un ciel bien noir au loin.
Espérant que cela reste au loin, nous nous dirigeons vers la cathédrale se disant que nous irions boire un café en cas de pluie. Pourtant pas éloigner, nous n’avons pas le temps d’atteindre la cathédrale que les premières gouttes tombent. Nous allons donc nous installer sur la terrasse d’un thé room juste en face de la cathédrale à l’abri sous le store.
A peine installés, la pluie s’intensifie mais nous sommes à l’abri alors nous commandons limonade, café, chocolat chaud et même une tranche de gâteau pour Bella qui a faim. Alors que nous partageons photo et avis sur ce début de vacances, le vent se lève, la pluie est dense, les gouttes d’eau rebondissent sur le sol et mouillent mes pieds. Je me rapproche de Bella pour être plus protéger, mais rapidement tout devient plus fort.
Le vent, la pluie, les coups de tonnerre, l’orage est sur nous. Le store bouge trop, ils le ferment, nous trouvons refuge à l’intérieur. Puis nous voyons les trois serveurs se précipiter à l’extérieur, le vent est si fort que les tables et les chaises se déplacent, ils jettent tout à l’intérieur, alors on se lève et nous les aidons en empilant les chaises et alignant les tables, ne pouvant pas juste les regarder faire devant le stress ambiant.

Nous restons un long moment à écouter le tonnerre, regarder ces trompes d’eau et ce vent qui fait trembler la vitre. Puis la pluie se calme doucement alors après avoir repérer sur Google Mapp où acheter des parapluies, nous sortons longeant les façades pour être un peu moins mouillés. La chaleur et l’humidité ambiante sont agréables. Les rues sont vides, seules une ou deux personnes sont à l’abri sous des devantures ou se précipitent sous la pluie pour rentrer chez elles.
Nous passons près des Halles alors on y entre mais à cette heure il n’y a que quelques stands ouverts. Nous ferons rapidement le tour pour ressortir, en marchant nous regardons les magasins mais aucun parapluie, c’est finalement aux Galeries Lafayette que nous débourserons 40 euros pour trois parapluies (rien de moins cher) qui nous permettront de nous promener à notre guise sous la pluie.

Nous traversons la place de Jaude puis retournons à la cathédrale prendre quelques photos, comme la pluie s’est calmée. Nous la longeons pour découvrir une place entourée de bars; après avoir fait le tour de la fontaine, nous nous installons dans un bar pour déguster une bière et réfléchir à la suite de la journée.

Destination
Dune du Pilat
Nous arrivons à la dune du Pilat vers 14h30. Dès que l’on voit une place de parc se libérer, on se parque sans trop savoir où on est exactement. Nous sommes à côté d’un camping alors nous le traversons pour arriver au pied de cet énorme tas de sable, la plus haute dune d’Europe.
A cet endroit, il y avait une échelle, nous l’avons empruntée, pressés de découvrir la vue au sommet. L’échelle a fini par s’arrêter c’est donc à quatre pattes que nous avons continué l’ascension. Cela s’est révélé fatiguant, car à chaque pas les pieds s’enfoncent et reculent, ça nous demande des efforts pour garder l’équilibre et continuer vers le sommet qui ne s’approche pas malgré notre avancement.

Les pauses sont régulières, je booste Bella, mais ce n’est pas facile pour elle. Lors d’une des pauses je me retourne, la forêt de pins s’étend à perte de vue, c’est incroyable. Voilà, nous avons réussi, nous sommes au sommet, à peine la tête qui dépasse que le vent chasse le sable dans nos cheveux. Le souffle déjà court est coupé par la vue. C’est incroyable et cela de tout côté, derrière nous la forêt de pins, le camping à peine visible au pied de la dune, de l’autre côté le sable rejoignant cette étendue d’eau.
Le vent souffle fort, soulevant le sable et fouettant nos jambes. Nous profitons de ce moment unique, les pieds enfoncer dans le sable, nous enlevons nos chaussures, n’ayant pas osé avant pensant que le sable serait brûlant, ce qui n’est pas le cas. Nous avons longé la dune pour rejoindre une pente plus douce et profiter un peu de ce lieu. Contempler encore un peu l’océan puis décider de descendre.

De là-haut c’est impressionnant, mais la descente se révèlera facile. Bella essaye plusieurs techniques et c’est à plat ventre qu’elle fera la plus longue distance. Mes pieds s’enfoncent jusqu’aux chevilles à chaque pas, c’est magique. Je fais quelques arrêts afin de prendre des photos.
Arrivés en bas nous suivons le chemin qui serpente entre les pins. Le sol fait de sable est couvert d’épines et de pommes de pins, nous remettons nos chaussures rapidement. Devant la voiture, on se secoue et se frotte pour enlever tout ce sable, puis nous reprenons la route à la recherche d’un lieu où passer le reste de la journée et dormir.

Plage de Biscarrosse
Nous irons jusqu’à Biscarrosse où on s’arrête afin que Bella puisse se baigner, chose qu’elle réclame depuis ce matin. Nous nous parquons sur un grand parking où il est indiqué « interdit de minuit à 7h »… Et nous rejoignons la plage, l’endroit est beau et surpeuplé. Le drapeau rouge flotte au vent, les vagues sont énormes. Najib accompagne sa fille afin de lui donner la main pour que les vagues ne l’emportent pas.

J’attends patiemment dans le sable debout n’ayant pas envie d’être collée à cette foule. En sortant de l’océan, Bella se rince aux douches. A pied, nous rejoignons le centre-ville, où le port du masque est obligatoire. La rue principale est très animée, nous nous installons à une terrasse pour boire une bière et Bella mange une crêpe.
Toutes ces boutiques qui vendent des articles de plage, des habits et des accessoires d’été nous donnent envie de faire du shopping. Nous longerons cette rue principale slalomant pour éviter les gens au maximum. Un peu plus loin l’animation devant un magasin nous attire.
C’est un stand de fruits de mer, l’odeur est délicieuse, les plats exposés sont appétissants, Najib suit le mouvement de la foule et est rapidement servi, il prend de la paëlla pour le souper et pour l’apéro des calamars frits ainsi que de petits poissons grillés qu’on mangera en route car nos estomacs crient famine.
Bayonne
A Bayonne, nous achetons trois sandwiches au jambon cru que nous mangerons assit sur des marches. Au bord de la rivière Nive, nous admirons l’architecture aux influences basques et gasconnes. Nous parcourons la ville afin d’avoir un aperçu de son passé historique.

Biarritz
Nous longeons la côte un moment car il y a peu de place de parc mais nous aurons la chance d’arriver au moment où une voiture part. En contemplant la mer nous rejoignons une des plages, nous y resterons le temps que Bella puisse mettre les pieds dans l’eau, puis nous marchons pour découvrir les ruelles. Les 4 km de côte offrent à la ville un aspect que nous apprécions, vivre si près de l’eau nous plaît.

Saint-Jean-de-Luz
Après deux matins à être réveillé par les autorités, nous avons envie d’un camping. Nous le choisissons à Saint-Jean-de-Luz, car il est sur la route. De ce fait, nous ne verrons de cette ville, que sa baie. Nous suivons le chemin qui traverse encore tout une autre partie du camping avec place de jeux et de grillades, afin de rejoindre la plage.
Nous avons marché un moment avant d’arriver au début du chemin qui descend à la plage. Le long de celui-ci se trouve de nombreux bars, le lieu est sympa et l’ambiance aussi. A peine les pieds dans le sable, Bella se fait une copine et joue avec elle le temps que le soleil disparaisse à l’horizon en teintant le ciel de couleurs magnifiques. Assis sur les rochers nous le regardons disparaitre dans l’océan.

Un saut en Espagne
Vu les difficultés pour dormir dans le bassin d’Arcachon et la proximité de l’Espagne, nous nous disons que cela pourrait être sympa d’en découvrir un peu plus.
Saint-Sébastien
En route pour St-Sébastien, nous nous rendons à peine compte d’avoir franchi la frontière, ce sont les panneaux de l’autoroute en espagnol qui nous en font prendre conscience. Arriver à destination, on s’enfile dans un parking souterrain juste assez haut pour passer avec la tente de toit.

Nous parcourons les rues pour découvrir cette ville, rejoignons le bord de mer, contemplons les lieux puis partions à la recherche d’une terrasse. A peine servis, un couple avec trois filles s’installe à la table d’à côté, Bella sympathise et elles s’amusent. Elles feront plusieurs allers-retours entre la terrasse où nous sommes et le bar qui se trouve à l’intérieur après une volée d’escalier, afin de demander des morceaux de citrons, qu’elles croqueront en faisant des grimaces.
Nous échangeons quelques mots avec les parent, cette pause nous fera du bien. Nous repartons dans les rues de St-Sébastien, ancienne importante base militaire et base navale au Moyen Age, la ville a été détruite plusieurs fois. Elle deviendra une station balnéaire réputée.
J’ai peu de photos de la ville suite à un problème de batterie avec mon appareil photo. Je vais vivre ce que j’ai toujours craint, des vacances sans appareil, cela sera difficile pour moi, mais c’est une expérience qui me permettra aussi de décrocher de ce petit viseur dont je suis accro.

C’est sur une terrasse sur la place de l’église, alors que Bella joue avec un groupe d’enfants espagnols que je tenterai de trouver de solutions. Au final, il n’y en aura pas et c’est mon smartphone qui fera le taf pour le reste des vacances.
Leikeito
Nous reprenons la route de la côte où nous faisons un arrêt pour manger, nous nous parquons sur une petite place en bord de route. Nous sortons la table et la gazinière pour cuire des pâtes fraiches, trop bon. Après ce bon repas et malgré la vue plongeante sur la mer, nous ne sommes pas à l’aise pour dormir ici, alors on plie les affaires et on reprend la route.
Au village de Leikeito, nous nous arrêtons vers la plage, un peu perdu face à ce manque d’endroits où dormir, on décide de se détendre en marchant sur la plage. Ce moment à marcher les pieds dans l’eau et à juste profiter du moment présent a été magique ! Le coucher de soleil donnait des couleurs splendides au décor. Nous passerons la nuit sur un parking.

Suite au réveil difficile avec la police espagnole, on décide de prendre notre temps une fois habiller et la tente pliée, nous montons jusqu’au bout du parking, suivant un petit sentier nous longeons le bord des falaises, le paysage est magnifique. Nous profitons du moment même si on est un peu tendu par ce réveil brusque et le fait qu’on se balade sans masque. On a zappé et c’est vrai qu’ici même à l’extérieur il faut porter un masque…
Les quelques personnes croisées, marcheurs ou coureurs ont tous un masque. Après cette balade matinale, nous prenons la voiture pour nous rendre à la plage car la veille, nous avions promis à Bella de s’y baigner. Nous passerons deux heures dans l’océan à se faire emporter par les vagues, juste magnifique. Bella sa bouée autour de la taille s’agrippe à moi à chaque vague, certaines sont fortes. L’une d’elle emportera mes lunettes de soleil… Quelle idée de les avoir prises avec…
Bella rejoins les bras de son Papa qui l’emportera loin en avant pour être au début des vagues afin d’être un peu moins secoués. J’en avais un peu marre d’être bousculée alors je sors de l’eau et marche le long de la plage, je tâche de me détendre et de vider mon esprit.

Scrutant le sable, j’ai un faible espoir de retrouver mes lunettes, mais elles resteront englouties dans l’océan. Je les ai achetées à Barcelone, il y a longtemps, c’est l’océan en Espagne qui les emportera. Rejointe par mes Amours, nous partons à la recherche de petits poissons aperçus dans les grandes flaques.
Puis nous allons nous doucher en utilisant les douches installées sur la plage, la première fois en 3 jours, nous l’apprécions tout particulièrement même sans savon. Devant le coffre de l’Audi on se rhabille et au robinet, je rince nos costumes de bains. A peine fini, il se met à pleuvoir le timing a été parfait.

Les Hautes-Pyrénées
Après avoir essayé la côte espagnole, où il est tout aussi difficile de dormir hors camping en été, nous choisissons de nous rendre dans les Hautes-Pyrénées. D’un, parce que la région nous attire, de deux car il semble plus facile d’y dormir.
Lourdes
Nous commençons par Lourdes, nous traversons quelques rues pleines de boutiques pour nous rendre au point central de Lourdes. En chemin, je m’arrête pour m’acheter des lunettes de soleil car je peine à m’en passer. 8 euros et mes yeux apprécient.
Nous passons le portail du Domaine et nous engageons sur l’immense place afin d’aller visiter la chapelle. Elle est impressionnante, colorée, on ne s’est pas où regarder. Il y a du monde contrairement à l’extérieur, le mélange entre les gens qui se recueillent et les simples visiteurs donne une atmosphère particulière au lieu. Nous faisons le tour puis nous nous dirigeons vers la grotte de Massabielle.


Cet endroit est un haut lieu de pèlerinage catholique car en 1858, la Vierge Marie serait apparue à une jeune fille, faisant de cette source d’eau un lieu béni. C’est la curiosité qui m’a poussée à visiter ce lieu, cherchant à comprendre comment un endroit sur terre peut devenir si important aux yeux de l’homme.
En nous approchant de la grotte, nous découvrons qu’une messe est en cours, un homme récite des paroles qui résonnent dans des hauts-parleurs. Voulant respecter les gens, nous nous approchons juste assez pour voir cette fameuse grotte, où coule un filet d’eau. Les gens sont assis sur des bancs et debout autour de la place, des bougies sont allumées et la voix du curé, évêque (je ne sais son titre) résonne, calme, apaisante, presque envoûtante.
Nous restons quelques minutes à observer ces personnes recueillies devant cette simple grotte, puis vite lasser par les paroles, nous partons. Et cela sans percer le mystère du lieu… Nous retraversons la grande place en croisant pleins de gens avec des bidons, bouteilles ou tout autre récipient à remplir d’eau bénite.

Sous les arbres, nous ferons une pause car il fait très chaud, Bella peine à avancer. Nous visitons le centre, c’est joli toutes ces vieilles maisons. Il y a un nombre incalculable de restaurants, hôtels et boutiques vendant des vierges Marie.
Col de Hautacan
Notre prochaine destination est la montagne alors pour ne pas devoir redescendre, nous choisissons de faire des courses maintenant. Il y a un monde fou devant les magasins même des files d’attentes pour y entrer. Nous abandonnons et partons pour le col de Hautacan. Plus nous montons, plus c’est beau.
Le nez coller à la fenêtre, nous cherchons la place idéale, nous la trouvons et on s’installe rapidement. Avec Bella on fera une petite promenade à la poursuite des chevaux mais ils sont déjà loin. Nous arrivons juste à nous approcher assez pour prendre quelques photos. Cette balade est sympa, nous verrons aussi les vaches et les moutons au loin.
Nous sortons la table, Bella s’y installe pour dessiner, moi je m’assieds au sol. L’endroit est vraiment super, je suis tellement triste que mon appareil photo ne fonctionne pas.

Station Canbasque
Vers 10h30, on lève le camp pour le village de Beaucens. Dans un supermarché surpeuplé nous faisons le plein de nourriture et surtout d’eau. Dans le coffre déjà encombrer, nous cassons nos casques croûtes et on reprend la route, direction le Pont d’Espagne et le lac de Gaube.
La circulation est dense nous avançons lentement, enfin arriver à l’intersection pour se rendre au parking, mais la police fait la circulation et nous explique que le parking est plein, il faut revenir à 14h ou demain… Alors nous continuons notre chemin. Dans un virage une jolie place près d’une cascade s’offre à nous et il y a une place de parc. Nous y faisons un arrêt, le temps de quelques photos et de manger une salade.

Nous montons jusqu’à la station Cambasque après avoir pris le temps de contempler les lieux, nous nous installons près de la rivière. Bella, très courageuse à mes yeux au vu de la température de l’eau, ira se baigner. Elle jouera avec d’autres enfants et remontera la rivière, escaladant les rochers. Nous, on s’installe sur une couverture ça fait du bien de prendre le temps de ne rien faire.
Col du Tourmalet
Nous faisons le col du Tourmalet, le plus haut col routier des Pyrénées, 2115 m. Sur la route, il y a beaucoup, beaucoup de monde, qui circule, parquer, à vélo, qui marche, bref partout ! De rouler au pas me permettra au moins de prendre des photos, car ce col est superbe !

Une fois passée le sommet, ça circulera un peu mieux. Nous faisons une halte au pied du pic du Midi, au loin Bella aperçoit des lamas.

Lacs d’Orédon et Cap-de-Long
Direction les lacs de barrages, Orédon, 1850 m. et de Cap-de-Long, 2161 m. Le chemin est long et chaud. La route qui monte encore dans les montagnes, nous conduit au premier lac. Le parking payant est complet et il est interdit de camper alors nous allons au 2ème lac.
La route serpente, nous arrivons rapidement au bord de celui-ci. Le petit parc est plein mais un chemin caillouteux longe sur un côté du lac, nous l’empruntons. C’est compliqué, le châssis touche plusieurs fois… Tendus, nous nous parquons dès que l’on trouve une place de libre. Bella toute heureuse, enfile son maillot de bain et met sa bouée autour de sa taille.

Nous marchons un peu puis empruntons un petit sentier qui mène au bord du lac. Bella se jette dans l’eau suivie de son Papa, ils sont courageux car l’eau est fraiche. Mais ils ont bien raison car se baigner dans cette eau si claire entourer de ces roches c’est incroyable ! Après cette pause extra, nous reprenons la voiture et redescendons gentiment jusqu’à trouver une place pour la nuit.

Pic du Midi
Nous prenons la route pour le pic du Midi. Arrivés en avance, nous prenons notre temps mais on devra quand même attendre dans le hall du téléphérique. 9h50 horaire réservé, c’est notre tour, nous dépassons les gens qui font la queue même si ce n’est pas leur tour et muni de nos masques, nous nous serrons les uns contre les autres dans la télécabine.
Bella est si heureuse et exprime sa joie, j’adore la voir ainsi. Le nez coller à la vitre, nous regardons le paysage défiler sous nos pieds, c’est incroyable.

Dire qu’en 1858, il fallait 3 heures de cheval pour atteindre le pic. A mi-parcours, nous changeons de cabine, Bella se retrouve à côté d’une fille à peine plus petite qu’elle, installée dans une chaise roulante. Je ne sais qu’elle est son handicap mais elle ne parle pas, pourtant l’échange entre elle et Bella sera superbe.
Ma fille prend des photos avec le portable de son Papa, la fillette sera intriguée par l’écran, Bella partage avec elle. La fillette mettra sa main dans la poche de Najib puis quand son papa lui demandera de l’enlever, elle la mettra sur son cœur. Son papa nous confie que cela veut dire je t’aime, belle rencontre !
Arrivés au sommet, 2876 m., nous patientons quelques instants à l’entrée, le temps de visionner un petit film, nous expliquons les lieux. Puis après s’être désinfecter les mains, nous partons à la découverte de ces montagnes incroyables. Puis nous nous rendons rapidement au ponton du ciel, avant qu’il n’y ait trop de monde afin de prendre une belle photo souvenir.
Nous patientons et quand arrive notre tour, je dois pousser un peu Bella car le sol vitré est impressionnant. Nous sourions pour la photo prise par un appareil fixe puis nous en faisons quelques-unes nous-mêmes.

Notre découverte continue de l’autre côté de la terrasse. Nous n’avons pas pris les tablettes qui permettent de découvrir en détails l’histoire des lieux. Mais nous prenons le temps de lire les panneaux. Nous faisons une pause-café et Bella pâtisserie car elle a faim. Nous continuons en visitant l’exposition qui est intéressante et bien faite. Le lieu est un observatoire astronomique, nous apprendrons beaucoup. Bella qui veut aller sur la lune appréciera tout particulièrement.

De retour sur la terrasse, nous prenons encore quelques photos de ce lieu si près du ciel. Puis nous descendons, il y a moins de monde, alors nous pouvons choisir nos places. C’est donc à l’avant collés à la vitre que nous contemplons ces montagnes. Arrivés en bas, nous serons surpris du peu de monde qui attend pour monter, ce virus ralentit vraiment tout…
Une fois sortit du bâtiment nous partons à la recherche des lamas aperçus hier et depuis la cabine. Nous les trouvons vite car il y en a partout. Ici aussi ce sont des lieux de pâturages libre. Et ces lamas ainsi que des moutons se baladent tranquillement. Bella tente de s’en approcher ce qui donnera lieu à quelques photos drôles.

De retour à la voiture, nous nous changeons car nous avions mis des pantalons, pensant qu’il ferait froid là-haut. Et nous mangeons chacun une salade. Nous prenons la route sans trop savoir où on va, juste que nous voulons sortir de la vallée car ils annoncent d’autres gros orages pour ce soir.
Pour en découvrir plus: https://picdumidi.com/fr/votre-journee
Sur la route du retour
Mas d’Azil
Nous roulons environ deux heures, en chemin nous trouvons une destination, la grotte du Mas d’Azil, une des rares grottes au monde à pouvoir être traverser en voiture. Ce que nous faisons avant de chercher une place de parc qui ne sera pas simple à trouver car il y a beaucoup de monde.
A pied nous dépassons les gens installer près de la rivière Arize pour rejoindre la grotte à pied. Elle est grande et impressionnante, Bella crie afin d’entendre son écho. Une passerelle longe la route nous permettant de marcher et découvrir les lieux.

En milieu de parcours nous voyons qu’il y a la possibilité de visiter d’autres grottes, nous nous approchons mais c’est bien sûr payant et après quelques hésitations, nous renonçons. Nous retraversons la route afin de continuer à découvrir cette grotte.

Foix
Garés au centre de Foix, nous parcourons les rues. Il est déjà 11h40, on décide de manger au restaurant car ces terrasses nous font envie. Nous avons bien fait de nous y installer tôt car elles sont vite prises d’assaut. Une petite salade par cette chaleur, c’est parfait.
Puis nous continuons notre balade, nous irons jusqu’aux portes du château mais sans le visiter car c’est payant.


Leucate
Nous reprenons la route direction Leucate, pour cela nous empruntons les petites routes cela permet d’éviter les péages et de visiter d’autres lieux même si c’est en voiture. Les paysages sont beaux et les villages charmants.
Nous nous arrêtons dans l’un d’eux pour nous dégourdir les jambes et regarder de plus près. Bella partira à la course aux lézards mais ils sont rapides et ils iront se cacher avant même que je puisse les prendre en photo. Nous traversons des gorges absolument splendides, je ferai 2-3 photos depuis la voiture, car il a peu de places pour s’arrêter. Ce trajet sera superbe.
Une fois sortis des Pyrénées, on se retrouve sur un plateau après toutes ces altitudes, ce grand plat est surprenant. Une fois arriver à Leucate, nous nous installons au camping, puis nous partons pour la plage, Bella se jette dans l’eau suivie de son Papa. Je reste sur la plage avec nos affaires mais il y a peu de monde sur le sable ce qui me convainc de laisser nos trésors avec une surveillance depuis l’eau et je rejoins mes Amours. Je suis surprise, l’eau est plus fraiche que ce que j’imaginais, mais faire les fous avec ma fille me tiendra chaud.

Nous retournons au camping le temps de nous doucher et de nous changer. Sous un ciel gris, nous longeons cette longue plage à la recherche d’un restaurant. Il y en a peu mais nous en trouvons un qui nous fait envie, de plus juste à côté, il y a une grande place de jeux, avec bonheur Bella y passera sa soirée. Le repas sera un délice, je mange un hamburger de thon, qui a beaucoup de goût et le service sera super. Ça sera une belle soirée. Nous prenons notre temps pour rentrer profitant de cette plage.
La journée suivante se déroulera aussi à Leucate, car nous avons besoin d’une journée off. Nous partons pour la plage. Pensant y passer du temps, je prends de quoi m’occuper. Arrivés sur la plage presque déserte, je m’installe pendant que Bella et Najib se jettent à l’eau. Je commence à écrire à peine quelques lignes et il se met à pleuvoir… Je me cache sous le parapluie mais le vent le retourne à plusieurs reprises. J’abandonne, j’emballe les affaires pour qu’elles restent au sec et je me jette à mon tour dans l’océan. Nous jouons et surtout rions beaucoup !

Bella construit un château de sable et demande qu’on le prenne en photo avant que la mer ne l’emporte. Il est midi, nous retournons à la tente, après une bonne douche pour enlever le sel et le sable, nous mangeons une salade. Après pas mal d’hésitations sur le programme de l’après-midi, nous confirmons notre envie de faire tranquille.
A pied, nous partons le long de la plage jusqu’à la place de jeux, Bella y retrouve pleins d’enfants. Nous souhaitions boire un verre mais il est 13h30, le restaurant est plein alors nous patientons assis sur le banc. Dès qu’il y a un peu de place, nous commandons une bière et en la buvons nous en arrivons à la même constatation, on s’ennuie… Ne rien faire ne nous convient pas. Nous récupérons Bella et nous repartons à pied au camping tout en dégustant une glace achetée en route.
A l’accueil nous prenons un adaptateur afin de pouvoir charger les portables et surtout le power bank. Il fait chaud, très chaud sous le soleil, les entrées marines le cachent par moments mais le chaud reste comme l’humidité… Allonger dans la tente, il y a un petit air rendant le chaud supportable. Nous ferons une sieste de deux heures pour notre plus grand bien pendant que Bella abuse des dessins animés.

Debout vers 17h30, nous sortons de la tente et restons devant en nous occupant, enfin on s’essaye, mais il faut avouer que l’on s’ennuie. Supportant mal ce camping plein de gens… Vers 19h15, nous allons au restaurant du camping, installer sur la terrasse, nous buvons l’apéro, Bella va jouer à la place de jeux. Elle y passera toute la soirée, venant à table que pour manger et repartant aussi vite qu’elle est venue.
Pour le repas, nous nous installons un peu plus à l’intérieur. Le repas sera bon, pas exceptionnel comme hier mais bon et bien moins cher. Nous profitons de la soirée et discutons de la suite. Nous prenons la décision de rentrer le lendemain, afin de profiter un peu de la maison avant de reprendre le travail.

Bivouacs
1ère nuit en forêt
Etant à Clermont-Ferrand, est-ce qu’on profite d’être dans une grande ville pour manger au resto ou on mange le pique-nique tant qu’il est au frais dans la glacière, où va-t-on dormir et que faisons-nous s’il recommence à pleuvoir ? Sur l’application park4nignt, nous repérons un endroit et décidons de monter l’auvent cela nous permettra de manger à l’abri s’il pleut à nouveau.
Nous retournons à la voiture et roulons une vingtaine de minutes pour nous retrouver en pleine forêt. Arrivés à l’endroit indiquer par l’appli, il y a déjà trois véhicules mais l’emplacement étant grand, nous pouvons nous installer un peu à l’écart. Cela nous permet aussi de passer cette première nuit en pleine nature pas complètement seul… A peine la tente ouverte, il recommence à tonner et à pleuvoir, on s’assied un petit moment dans la voiture pour attendre que ça passe.
La pluie se transformera vite en une pluie toute fine, on ressort et on finit d’installer l’auvent. Une fois fini le soleil fait son apparition et restera jusqu’à ce qu’il se couche. La pluie s’étant arrêtée pendant que nous installons la table et le souper, Bella part à la découverte et fait la connaissance de trois sœurs, elle passera la soirée à jouer avec elles pendant que nous, on profite juste d’être là en bord de forêt dans la nature, en vacances.

Nous sommes si bien, ici, ensemble. Nous mangeons les choses emportées: salade, pain, œufs, saucisson et notre première bouteille de vin. Alors que la nuit s’installe, nous nous montons dans notre cocon, nous passerons une bonne nuit malgré un peu de fraicheur et surtout une grosse pluie d’orage.
Le lendemain, à mon premier réveil environ 6h30, je découvre des flaques d’eau sur le sol de l’auvent, comme nous ne l’avons pas tendu car impossible d’enfoncer une sardine, l’eau s’est infiltrée. Cela ne sera pas simple de plier en salissant le moins possible. Je me recouche, vers environ 8h30, nous nous levons. Nous buvons notre café en contemplant nos voisins les moutons puis on range gentiment. En quittant notre premier coin de camping sauvage, Bella dit au revoir à ses copines d’un soir.

2ème nuit sur un parking sous les pins
Pour cette nuit, nous ne savons où dormir, nous suivons les lieux indiquer sur park4night, ce sont principalement des grands parkings entre les pins. Mais apparemment ils ne sont valables que hors saison, barrière à 2 mètres et nombreux panneaux indiquant l’interdiction de dormir et d’allumer du feu même d’utiliser le gaz. Nous faisons le tour de plusieurs aires de pique-nique et on continue notre route nous demandons bien où on pourrait dormir.
Sur un parking de plage, il y a un van et deux filles, je les accoste, leur demandant si elles connaissent un endroit. Elles me parlent d’une aire de pique-nique que des gens leur ont conseillée, elle est toute près. Nous découvrons un parking au milieu des pins, l’endroit est très joli. Nous nous arrêtons vers le fond et sortons notre table.
Il y a plusieurs tables en bois avec bancs, au bord de chacun d’eux, est garé un van plus ou moins grand. On s’installe autour de notre table et sortons la paëlla, nous pensions qu’elle était chaude, ce n’est malheureusement pas le cas. Tant pis, respectant l’interdiction d’allumer du feu et d’utiliser le gaz, nous la mangeons froide, c’est quand même très bon. Le repas avaler, la vaisselle faite nous réfléchissons à ouvrir la tente, Najib propose qu’on se déplace. Il gare l’Audi en bordure de la forêt, l’ouverture de la tente vers les arbres, cela est plus intimiste.
Car petit à petit d’autres véhicules s’installent partout sur le parking. Pendant que nous ouvrons la tente, Bella va derrière un bosquet et nous crée de belles toilettes. Avec des branches de bois, elle crée une cuvette, un emplacement pour le papier toilette puis nous les fait visiter, nous expliquant le fonctionnement. Alors que nous ouvrons une 2ème bière, un couple s’installe à la table en bois à côté de nous, la dernière de libre. Bella installe ses doudous dans la tente et nous on discute de cette journée.

Ayant fini de manger, la dame s’approche, s’excusant d’avoir investi la table, ils pensaient qu’on s’en allait. La conversation engagée nous la poursuivons tous assit autour de la table. Même Bella est contente de se voir offrir une madeleine et une compote. C’est un couple de retraités vivant à 1h30 d’ici, ils viennent très souvent et dorment toujours sur cette aire avec leur Jumpy.
Ils n’ont jamais eu de soucis et nous donnent d’autres lieux où dormir. Nous sommes contents car on va enfin pouvoir découvrir le bassin d’Arcachon et cela sans soucis où dormir malgré tous ces panneaux interdisant absolument tout…
La nuit s’installe, après nous avoir préparer pleins de gâteaux à base d’épines, de mousse et de bois, notre fille réclame pour aller au lit. Il est environ 22h30, nous la suivons, nos voisins nous proposent de se retrouver pour le café demain, car ils nous ont affirmer que nous allions passer une bonne nuit ici. On s’installe et en effet la nuit sera douce et calme.
Le lendemain, à 8h30, des portes de voitures claquent me réveillant, des voix d’hommes peu amical, finissent de me sortir du sommeil, quelqu’un tape sur la voiture et exige qu’on se présente. Les yeux encore collés, je descends l’échelle, deux hommes, gardes forestiers qu’ils me disent que l’on doit partir. Montrant de la main les nombreux véhicules présents, je lui dis qu’on nous a informer que les vans sont tolérés ici, il me répond : « Les vans oui, vous non, partez et trouvez-vous un camping »
Cela m’exaspère au plus haut point, je devrai faire beaucoup d’efforts pour ne pas répondre et rester polie… Mais je n’avais pas envie de me prendre une amende. Nous avons plié bagages et sommes partis sans même boire un café… Contrairement à d’autres voisins qui comme nous, ayant une tente de toit se sont fait rappeler à l’ordre. Non seulement, ils ont fait comme si de rien n’était mais ont même sortit la gazinière pour cuire des œufs. Nous reprenons la route sans trop savoir où aller…
3ème nuit à Leikeito
Avant qu’il fasse complétement nuit, nous partons pour rejoindre une zone industrielle, nous nous installons sur un parking face à la mer, en haut d’une falaise. Il y a deux autres vans, Najib discute avec l’un d’eux qui nous dit qu’il n’y a pas de soucis à dormir ici. Ok, on déploie la tente, alors que le soleil finit de se coucher. L’endroit sent l’urine mais au moins on sait que l’on peut y dormir.
Environ 8h30, des portes claquent, on tambourine sur le capot avant, eh oui police espagnole. Najib s’habille en toute hâte et descend, la flic a bien compris qu’on ne parlait pas espagnol, quelques gestes suffisent à être très clair, on doit dégager. Le gars de la veille (espagnol) parle avec eux, on ne sait pas ce qu’ils se disent mais la porte du van claque, ils partiront avant nous. Bon de nouveau, pas de café…

4ème nuit au camping à Saint-Jean-de-Luz
Après deux matins réveiller par la police, nous choisissons de dormir au camping. Suivi le GPS jusqu’au camping sélectionné sur internet, à Saint-Jean-de-Luz, arriver devant, un panneau indiquait complet, alors nous avons été à celui d’à côté. Il restait trois emplacements de libres, nous avons parcouru le camping à pied pour en choisir un.
Nous choisissons celui près de la piscine pour Bella et aussi car c’est le mieux. Une fois payer, nous reprenons la voiture pour nous installer. Pendant que nous déployons la tente, Bella trépigne, preséer d’aller à la piscine, pour s’occuper elle discutera avec notre voisin dont la fille se réveille de la sieste. Enfin on peut fixer l’extension qui est encore mouillée et nous nous installons confortablement.
A peine fini, on se jette dans la piscine. Avec Bella je ferai plusieurs descentes de toboggan puis elle continuera seule avec un copain. Ils joueront un long moment, Bella sera fière de nous montrer comme elle ose descendre seule le toboggan.
Avec Najib, on reste ensemble dans l’eau puis il s’installe sur une chaise longue pour bronzer et moi dans l’herbe pour écrire. Vers 18h, Bella accepte de sortir de l’eau car on lui propose une glace. Nous traversons le camping jusqu’au petit magasin pour une glace et des bières pour Najib. Nous retraversons le camping pour rejoindre notre tente. Avec Bella, on se douche, de retour Najib a préparé l’apéro puis le souper. De très bons steaks ! Nous nous régalons assit devant notre cocon.

Bella joue avec les enfants des tentes alentours jusqu’à que ceux-ci aillent aussi manger. Alors elle s’approche d’un groupe de jeunes hommes et sympathisent avec eux. Quand je la cherche du regard, je la vois jouer au ping-pong bière avec eux. Ils me rassurent disant qu’ils ne la font pas boire et qu’elle semble douée à ce jeu. Najib la rejoint et teste le jeu, il se fait offrir une bière. Puis nous profiterons de cette soirée.
Le lendemain, à peine réveiller, Najib accompagne Bella à la piscine comme promis la veille. A cette heure, il n’y a presque personne, mais il se fait refouler à cause de son short… Il négocie, car hier le garde de bain n’a rien dit, mais il se fait remballer. Bella revient les larmes aux yeux alors je l’accompagne mais ayant aussi un short de bain, je reste au bord de la piscine.
Pendant que nous plions nos affaires et rangeons tout dans le coffre, Bella va jouer à la place de jeux puis revient demander si elle peut aller à une autre place. Une fois que nous avons tout ranger, je vais la chercher et on prend une dernière douche avec shampoing, un plaisir. Midi pile nous quittons les lieux.
5ème et 6ème nuit dans les Pyrénées
Nous partons pour le col de Hautacan. Plus nous montons, plus c’est beau. Le nez coller à la fenêtre, nous cherchons la place idéale, nous la trouvons et on s’installe rapidement. Entourer par les troupeaux de de chevaux et de moutons. D’autres camping-cars se sont installés autour de nous, mais vu l’espace ils sont loin, c’est super. Bella arrive quand même à repérer un garçon, elle va le chercher et il viendra s’installer à table avec elle pour dessiner et papoter.

Najib descend de la tente et prépare l’apéro en entamant le jambon acheter en Espagne, un délice ! Nous mangerons en regardant le soleil se coucher. Nous sommes si contents d’être là au calme, loin des gens dans ce cadre si incroyable. Une fois le soleil coucher, nous nous installons dans notre nid. Pour une nuit où nous aurons étonnement pas froid.
Un réveil au milieu de la nuit va me permettre d’écouter ce silence si profond, puis le son des vaches passant juste à côté de nous. Dès que le soleil est présent, la température monte vite dans la tente. 8h30, je sors de notre cocon, regarder un troupeau s’éloigner, suivi par une vache boiteuse qui peine à suivre le groupe.
Najib me rejoint et après un moment de contemplation de notre environnement, il prépare le café. Au réveil de Bella, Najib nous prépare des œufs, un délicieux petit déjeuner dans un incroyable décor et personne pour nous chasser…
L’endroit nous plaira tellement que nous revenons le lendemain.
Il est environ 16h40, l’heure de l’apéro, olive, jambon, chips, bruschetta, un moment bien agréable. Après ce moment de repos, nous partons nous balader, nous irons jusqu’au restaurant plus loin à environ 15 minutes de marche. Pendant que nous buvons une bière en planifiant la journée du lendemain, Bella mange une glace et joue avec une enfant. Elle trouvera une petite Barbie oublier là et sera toute contente de la ramener à la tente.

De retour à notre maison, nous mangeons à l’ombre de celle-ci car il fait encore chaud. Pour digérer, nous irons voir le troupeau de moutons passant près de nous, mais malgré tous nos stratagèmes, impossible de les toucher, ils nous évitent tout tranquillement mais avec agilité.
Au loin, il y avait deux bus, Bella a demandé d’y aller car elle dit y avoir vu des enfants. Je la regarde marcher, s’éloigner de nous et s’approcher de parfaits inconnus, à peine un peu d’hésitation et elle s’impose à leur groupe. Après avoir bu notre café, Najib ira la récupérer.
A leur retour, nous installons la table face au coucher de soleil. Nous ouvrons une bouteille de vin rouge et coupons du fromage. Avec Bella, nous dessinons, jusqu’à ce que les deux filles des bus voisins viennent voir Bella. Elle sortira ses Barbie et elles joueront assises dans l’herbe, pour le plus grand plaisir de notre fille. Il commence à faire sombre quand un autre membre de la famille viendra les chercher. Nous contemplons le coucher du soleil jusqu’à ce qu’il fasse nuit noire puis nous irons nous coucher.
Au petit matin, vers environ 5h30, le vent se met à souffler assez fort, nous sortons et constatons que le ciel est menaçant. Alors on ferme tout et rangeons le peu laisser dehors puis nous nous recouchons. Finalement, pas une goutte de plus ne tombera. A 8h30, je me lève, il fait déjà chaud, vite rejointe par mes Amours.
7ème nuit au bord de la rivière
En quittant les lacs, nous redescendons un peu le temps de trouver une place parfaite. Nous avons de l’espace, le décor est superbe et la rivière passe juste en dessous. Nous ouvrons la tente et on installe notre table et notre cuisine afin de profiter pleinement des lieux et aussi de marquer l’espace car de nombreux camping-cars et bus passent cherchant aussi un emplacement. Il y aura plusieurs bus qui s’installeront de l’autre côté de la route.

Nous commençons par grignoter car il est 16h et nous n’avons pas diner. Repu je descends à la rivière avec Bella. Se laver dans une rivière, une première pour moi et j’adore malgré l’eau froide. Je me ressource, ça fait un bien fou de prendre soin de soi. Avec ma fille qui se balade dans la rivière. Soudain, un homme avec trois gosses débarque, ils resteront une bonne heure à jouer autour de la rivière.
Avec ma fille nous retournons à la tente, après s’être changés, elle joue avec ses jouets et moi j’écris et je dessine. On se reposera aussi un peu dans la tente. Pour le repas, quelques pâtes et des gnocchis comme à la maison avec en plus un cadre incroyable. Une fois la vaisselle faite nous rangeons tout, car il y a de gros nuages à l’horizon, on préfère être prudent. Alors que nous montons dans la tente, nous sentons 2-3 gouttes.
Bella, stressée, peine à s’installer, elle bouge sans cesse, déplace et redéplace ses doudous. Nous essayons de comprendre son inquiétude, pas moyen, je crois qu’elle ne le sait pas elle-même. Elle finit par se calmer un peu et s’installer sous les couvertures. Le calme sera de courte durée, car le vent se lève et est de suite, tempétueux. La pluie se met à tomber fort.
Bella se réfugie dans mes bras, apeurée. Je la réconforte comme je peux mais au fond de moi, je crains autant qu’elle. Avec précipitation, nous enlevons les barres depuis l’intérieur afin de fermer complétement la tente puis nous nous serrons les uns contre les autres. Les éclairs sont juste visibles d’une lueur rouge à travers la toile fermée. Le tonnerre gronde et résonne dans les montagnes.
La tente et même la plateforme tremblent sous le vent. Même la voiture bouge, nous avec. Nous passerons 30 minutes à espérer que la tente ne se déchire pas. Bella allongée à côté de moi, tremble alors avec elle je compte entre les éclairs et le tonnerre, afin de l’occuper et de la rassurer en lui disant qu’un orage car ne dure pas. Une chose est sûre c’est que maintenant nous savons que notre tente est résistante !
L’orage s’éloigne, le vent se calme, encore quelques gros coups de tonnerre puis seule la pluie persiste. Nous nous endormons fatiguer par cette aventure. Environ 3h30, le vent recommence à secouer notre toit. Bella se rapproche de moi, on se rassure mutuellement.

Le réveil sonne, j’habille Bella puis moi. Najib sort de la tente, il sera vite de retour au chaud, le vent est toujours aussi fort. Il s’habille puis nous rangeons nos couvertures dans la voiture, Bella s’y réfugie. Nous rangeons tout en quelques minutes puis plions la tente. Tout est tremper, le petit auvent à plier avec la tempête et la pluie dense s’est introduite dans les coins ainsi ouvert. On se sauve et c’est plus loin, à l’abri du vent que nous finirons de nous préparer.
8ème nuit au camping à Foix
Au camping de Foix, il reste des places et il y a même une petite piscine, Bella est toute contente. A peine nos affaires installées, nous finissons tous dans la piscine. Un moment de détente bien agréable et nécessaire. Puis Najib nous prépare un bon souper, Bella va un moment à la place de jeux et après le repas elle jouera avec les enfants de la caravane d’en face. La soirée et la nuit seront calme, ce qui est rare dans un camping, seul bruit, la route mais ça on a l’habitude.

8h30 c’est notre heure de réveil. Un bon petit déjeuner avec des œufs aux plats et Najib et Bella partent pour la piscine. Mais ils seront vite de retour car elle n’ouvre qu’à 10h… Bella va à la place de jeux, pendant ce temps nous plions bagages. A la fin je dégouline, il fait déjà bien chaud. Pendant que Bella apprend à nager avec son Papa, je me douche, ce temps pour moi est appréciable, la douche beaucoup moins car l’eau est bouillante et il n’y a pas de possibilité de la régler…
Dur de se rafraichir ainsi, puis je reste au calme près de la voiture. Najib réussira à faire sortir Bella de l’eau alors je l’aide à se doucher et s’habiller pendant que Najib prend soin de lui. Et c’est reparti pour de nouvelles aventures.
9 et 10ème nuit à Leucate
En route, j’essaye d’appeler les campings mais nous sommes un dimanche personne ne répond, alors nous verrons sur place. Arriver à Leucate plage, on s’engouffre dans le 1er camping que l’on voit. A l’entrée, un monsieur nous explique que c’est un lieu privé où il faut être membre, alors on repart.
Celui d’à côté est le camping municipal, à l’accueil la dame me confirme qu’il reste des emplacements, le prix est bas et nous avons même l’électricité mais pas de piscine. Elle m’indique un emplacement, dans un espace déjà bien occupé entre quelques buissons. Nous garons l’Audi de façon à pouvoir mettre la table derrière et avoir un semblant d’intimité dans un camping plein. La plage est juste à côté ce qui convainc Bella que l’absence de piscine n’est pas importante. Nous prenons le temps de nous installer et de créer notre cocon.

Après une fin de journée passée dans Leucate, nous nous installons dans notre tente, nous prenons conscience de ce que signifie un camping municipal. Plus tard mon Papa me dira qu’ils ne prennent que des campings 3 étoiles, ce soir nous comprenons pourquoi. Il y a énormément de bruit, de gens qui crient même certains qui se battent. Et cela dura jusqu’à minuit. Le camping c’est nouveau pour nous mais on apprend vite. Seule Bella s’endormira rapidement car épuisée par la journée. La nuit sera mitigée, de plus, il fait chaud.
La veille nous avons décidé qu’aujourd’hui serait une journée repos. Lever vers 8h45, je prépare le petit déjeuner, à peine installer à table, il se met à pleuvoir, nous mettons la table sous la tente et continuons à manger tranquillement. La pluie s’arrête, nous lavons la vaisselle puis partons pour la plage. Après une journée a se reposer et visiter Leucate et sa plage, nous faisons une deuxième nuit bruyante dans ce camping.

Ces premières vacances en tente de toit ont confirmé notre envie de voyager de cette façon. Il nous a fallu relever de nouveaux défis qui nous ont fait sortir de notre zone de confort. Et malgré la fatigue ressentie, nous avons énormément apprécié ces vacances. Nous savons maintenant que nos prochaines aventures se dérouleront ainsi et cela nous réjouit. A peine de retour chez nous, nous avons déjà envie de repartir et les projets se multiplient.
Août 2020
Depuis ces premières vacances en tente de toit, il y en a eu tant d’autres, découvre les sur la page : Europe
Nous avons aussi adapté notre façon de voyager à nos besoins, mais toujours conserver notre tente de toit, découvre la page La vie en van
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