Québec, la route des Baleines : une aventure entre terre et mer
Après la nature sauvage tout au long de l’expédition 51°, nous retrouvons les côtes et la civilisation au Québec. Nous suivons un bout de la route des baleines et découvrons des paysages côtiers magnifiques.
La route des baleines est l’un des itinéraires touristiques les plus spectaculaires du Québec. Elle longe la rive nord du Fleuve Saint-Laurent sur près de 900 kilomètres, de Tadoussac jusqu’à Blanc-Sablon, au cœur de la région de la Côte-Nord. Connue comme l’un des meilleurs endroits pour l’observation des baleines, cette route offre des panoramas côtiers exceptionnels. Nous avons pu admirer les montagnes, les forêts boréales et des villages maritimes.
Un bout de la route des baleines
Baie-Comeau
Arrivés à Baie-Comeau, nous découvrons une ville industrielle fondée à la suite de la construction de la papeterie de la compagnie Chicago Tribune. Comme chaque province a ses magasins, ici, nous découvrons le magasin Maxi. Nous avons épuisé nos stocks de nourriture pendant l’Expédition 51°.
Alors nous faisons le plein, et découvrons avec plaisir un large choix d’aliments et des prix bien plus bas. Nous faisons le plein de légumes, ils nous ont manqué. Nous faisons aussi le plein de diesel, mais là, cela reste cher.

Forestville
Puis après tous ces kilomètres et la piste, c’est un lavage auto que nous cherchons. Cela nous prendra du temps et nous fera faire des kilomètres, car tous sont à rouleaux… On finira par trouver notre bonheur dans le village de Forestville et pendant que Bella enchaîne les cours, Najib nettoie notre maison à fond, elle en avait tellement besoin.
Je vais m’occuper en lisant Lonely Planet sur le Québec car nous sommes revenus dans une zone couverte par le guide, je note les points que je souhaite visiter. Une fois le van tout propre, nous reprenons la route et les visites.

Pointe des Fortin
Nous nous arrêtons à la Pointe des Fortin, pour rejoindre la plage, nous devons traversé un camping. La plage est longue, nous marchons un peu dans le sable, mais des quads et des motos y circulent. Alors nous partons à l’assaut de l’escalier et de ses 200 marches en bois qui grimpent sur la colline. De là-haut, la vue est juste magnifique. Le banc de sable de Port Neuf fait 5 km de long et s’étire dans l’estuaire.

Sault-au-Mouton
Nous reprenons la route et suivons la 138, puis nous nous arrêtons au village de Sault-au-Mouton. Il y a des places de camping gratuites mises à disposition par la commune, au bord de la rivière. Une cascade surplombe le site, c’est magnifique.
Nous garons le van et allons faire un tour à l’office du tourisme, afin de prendre des infos sur le Québec. Nous serons accueillis par une femme qui discutera avec plaisir, elle nous donne des infos intéressantes.
Pendant que Najib retourne au van vers Bella, je vais me promener au bord de l’eau. Je suis la descente de Pitounes, un panneau m’explique : « La nature accidentée et la force hydraulique de la rivière Sault-au-mouton favorisent le transport sur l’eau des billots d’épinette et de pin. Cependant, cette rivière n’était pas accessible, à marée haute, qu’aux bateaux à fond plat. Un arboriduc, ou dalle humide, a donc été construit afin de permettre le transport des billots de bois, les pitounes, vers le quai. Le bois était ensuite chargé sur les bateaux et les chalands. Les vestiges de l’arboriduc sont toujours visibles aujourd’hui. »
La balade est sympa, tout comme le pont suspendu au-dessus de l’eau ; il permet de se tenir face à une grande cascade, c’est magique.

Alors que je reviens sur mes pas, j’entends un son dans les broussailles. Je me penche et aperçois un castor, je me dépêche de sortir mon appareil photo et d’y mettre le grand objectif, mais impossible de le photographier. Il y a trop de végétation et il se faufile sur la berge de l’étang.
Je me dépêche de contourner la rivière qui alimente l’étang, en espérant le voir de l’autre côté. Il est là, en train de nager, un second castor s’éloigne rapidement à mon arrivée, mais lui reste. Il nage en rond, sans me quitter des yeux, par moment, il frappe la surface de l’eau avec sa queue et disparaît sous l’eau.
Il ressort un peu plus loin, constatant que je suis toujours là, il reprend sa ronde. Je vais rester un moment à le contempler, puis dévorée par les moustiques, je me décide à fuir et retourne au van. Najib et Bella ont installé le van et Bella peint, installée sur la table. Puis ils se préparent à aller pêcher.
Je m’installe sur la table en bois posé à côté de la place de parc et écrit tout en contemplant la cascade en face de moi. Ils reviendront bredouille de la pêche mais heureux de ce moment. Ils s’attellent à la préparation du souper, j’aime cette soirée, il fait bon et nous pouvons manger dehors. Ce sont la multitude de moustiques qui vont nous pousser à nous installer dans le van pour le reste de la soirée.

Les Escoumins
Le ciel va rester gris et bas. Notre premier arrêt sera au village Les Escoumins, garés devant le centre culturel Manakashun Essipit mais il est fermé. Alors nous faisons le tour du jardin et observons les divers tipis installés.
A l’anse à Jos-Ross, nous nous installons sur les gros rochers face à la mer, afin de tenter d’observer des bélugas. Najib fait voler le drone, espérant les voir au loin. Mais malgré notre patience, nous ne verrons rien, de plus il fait bien plus frais aujourd’hui, cela va nous pousser à retourner au van, mais nous avons aimé ce moment.

Phare de Cap-de-Bon-Désir
L’arrêt suivant se fait au Phare de Cap-de-Bon-Désir, nous avions vu sur internet que le centre est fermé, mais on pensait pouvoir aller voir le cap et la vue. Garés en bordure de forêt devant une barrière barrant la route, nous partons à pied. Il y a plusieurs véhicules, nous renforçant dans notre croyance.
Finalement nous ferons un kilomètre pour rien, car le chemin d’accès au cap est fermé par des barrières, c’est dommage. Nous pourrons quand même admirer le phare. Il a joué un rôle crucial dans la sécurité maritime, il a été construit en 1958 et mesure 10,7 mètres.

Tadoussac
Nous allons découvrir Tadoussac, installée au confluent du fleuve Saint-Laurent et du fjord du Saguenay, il s’agit d’un des plus anciens postes de la Nouvelle-France.
En entrant dans la ville, une maison aux couleurs magnifiques attire notre regard, l’enseigne de la boulangerie, nous pousse à nous y arrêter. Après avoir fait des photos de la façade, nous entrons et achetons un pain aux graines qui ressemble fortement à ce que l’on trouve chez nous. En effet, il sera bon, cela nous fait plaisir.
Nous tournons en ville pour trouver une place de parking, nous découvrons le poste de traite Chauvin, un lieu de rencontres et d’échange entre les peuples autochtones depuis des millénaires. Dès leurs premiers contacts avec les Basques et les Français, ils troquent leurs fourrures pour diverses marchandises.
Nous parcourons la ville à pied afin de découvrir de belles maisons. L’hôtel est particulièrement beau, une employé, croisée sur le trottoir, nous indique que nous pouvons y entrer, ce que nous faisons pour découvrir une déco qui va avec l’architecture. Des employés s’activent à la préparation d’une cérémonie de mariage, le marié accompagné d’autres hommes fait une séance photo dans les jardins. Lors de cette balade, nous croiserons énormément de Français.

Mon endroit coup de cœur : Sault-au-Mouton
Ce lieu est mon coup de cœur, car tout a été super dans cette fin de journée. La dame au centre touristique qui nous a raconté son histoire, le lieu de bivouac près des cascades et surtout ma rencontre avec le castor.

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Malgré notre grande envie d’en découvrir plus, la pluie s’intensifie dans cette région. Elle révèle aussi notre fatigue après tous ces kilomètres parcourus. Nous faisons donc le choix de rouler quatre heures pour rejoindre un camping. Nous y passons une semaine pour nous reposer et passer du temps avec une famille de Québécois voyageurs.
Juin 2026
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