Immersion totale : 5 jours de liberté en Camping-car sur les Routes d’Irlande
Nous souhaitions fêter les 3 ans de notre fille dans un pays que nous ne connaissons pas. Nous nous sommes rapidement décidés pour l’Irlande, car c’est un pays qui nous attire depuis longtemps. De plus, nous avions envie de tester une autre façon de voyager et avons décidé de louer un camping-car.
Située dans l’océan Atlantique Nord, l’Irlande est la troisième plus grande île d’Europe. Les montagnes de basse altitude situées sur les côtes entourent une plaine centrale.

Vol
C’est avec Ryanair que nous faisons le voyage, la compagnie offrant les tarifs les plus attractifs surtout avec un départ un lundi et un retour le vendredi.
Au départ de Bâle, le vol se passe bien, l’avion reste confortable, puisque le trajet est court.

Location du camping-car
C’est sur le site Bunk Camper que nous avons réservé le camping-car. Le site est facile d’utilisation et sur demande, ils viennent vous chercher à l’aéroport de Dublin, ce qui facilite les choses.
Notre expérience avec l’agence
Prise en main
Une fois sortis de l’avion, nous nous sommes dépêchés car nous avions déjà du retard, heureusement au contrôle des passeports, une employée nous a permis de passer devant. La file étant longue et Bella très fatiguée, elle était difficilement tenable.
Nous avons vite récupéré nos sacs et installé Bella dans le sac à dos, j’ai dû batailler avec elle pour qu’elle y reste, elle voulait se promener et tout découvrir. Personne ne nous attendait à l’arrivée, nous avons trouvé une prise afin de charger le téléphone de Najib.
Le gars de Bunk Camper nous a appelé, mais le bruit environnant et la plongée soudaine dans l’anglais ont compliqué la conversation. Najib a juste compris que nous devions nous rendre au Terminal 2, ce que nous avons fait.
Le bercement de mes pas a plongé Bella dans un sommeil profond. Arrivés au Terminal 2, toujours personne, Najib a rappelé et le monsieur a compris qu’il devait venir nous chercher comme prévu lors de la réservation. Nous n’avons pas attendu longtemps. Ayant un bus avec le nom de l’entreprise, nous l’avons vite repéré.
Le premier contact a été simple et sympa, c’est en admirant le coucher du soleil que nous sommes arrivés au bureau. Le bus avait été ramené le matin même et ils n’avaient pas encore fait le nécessaire au niveau de la paperasse, du coup cela a pris du temps.
Puis c’est notre banque qui a posé un problème car la caution a été refusée, car le montant est élevé. Najib a appelé et une fois qu’il a obtenu quelqu’un au bout du fil, la conversation a été courte, ils ne peuvent rien faire… Super… Nous avons essayé avec ma carte, rien n’y fait, du coup, nous avons payé un supplément pour que la caution soit plus basse et en magouillant avec les deux cartes, ils ont réussi à obtenir ce dont ils avaient besoin.
Pendant ce temps, Bella s’est réveillée, elle était toute perdue, j’ai passé un moment à la rassurer. Et Najib a fait le tour du bus avec l’un des employés qui lui a grossièrement expliquer le fonctionnement.
Voilà, enfin installés dans notre maison roulante, c’est de nuit que nous prenons la route pour les vacances, direction Belfast. Le gabarit du véhicule, la conduite à gauche et la difficulté à enclencher le GPS ont mis une grosse pression sur les premiers kilomètres.
Une fois sur l’autoroute, nous ne savions pas trop quoi faire, on avait prévu de dormir à Belfast, mais surtout de faire des courses pour le souper dans un supermarché à Dublin. On n’en a pas vu et notre retard de deux heures sur le planning nous a stressés.

De plus, la bonbonne de gaz était presque vide, ainsi que le réservoir d’eau… La perte de repères était énorme, le début ne s’était pas passé comme prévu, les problèmes avec la banque nous ont stressés car nous voulions absolument ce bus et la conduite à gauche a perturbé nos repères visuels.
On s’est arrêtés dans la première station d’autoroute, afin de souffler et de se détendre, nous sommes en vacances et on se doit d’en profiter.

Retour du camping-car
La nuit s’est passée sur le parking d’une station-service aux abords de la ville de Dublin.
Ce matin, nous avions mis le réveil afin d’être sûrs de nous réveiller. Nous étions debout avant qu’il sonne. On s’est préparés et on a fini de ranger nos affaires et le bus.
Ayant vidé les toilettes, la veille, nous avons utilisé celles de la station-service et profité de l’occassion pour acheter de l’eau. Najib s’est connecté au Wi-Fi, car il avait épuisé ses données à l’étranger, afin de télécharger le trajet jusqu’à la location.
Nous avons remis de l’eau pour que le réservoir soit plein et fait notre dernier trajet jusqu’au hangar de Bunk campers. Heureusement en face se trouvait une petite station avec un lavage, Najib a pu laver le bus.
Un peu en avance, il n’y avait personne à notre arrivée, Najib en a profiter pour laver encore le bus à l’extérieur car le lavage n’était pas terrible. Avec Bella, on a patienté au chaud en jouant.
8h20, enfin quelqu’un arrive. C’est un monsieur que nous n’avions pas vu à notre arrivée. Le tour du bus a été rapide: signature de quelques papiers, et il nous a conduits à l’aéroport. Nous avons été déposés au même endroit qu’à notre arrivée.
Envie d’expérimenter ce mode de voyage: https://bunkcampers.com/?gad_source=1&gad_campaignid=17285948114&gbraid=0AAAAAD8Wl4ksLdeeaKV6Le8i0V1bD9bbO

Conseils voyage en camping-car
Caution
Vérifier auprès de votre banque qu’une caution est possible avec votre carte, cela vous évitera le stress et la perte de temps.
Choix du véhicule
Nous avions choisi un Fiat Ducato, un véhicule agréable par temps venteux, car nous pouvions cuisiner et vivre à l’intérieur à trois sans problème. Un choix important en fonction de la période où vous visitez le pays.

Fonctionnement du Camping-car
Demander autant d’informations que nécessaire, surtout si c’est la première fois que vous testez un camping-car, nous avons perdu beaucoup de temps à comprendre le fonctionnement du véhicule.
Où dormir
Renseignez-vous sur le camping sauvage: quels sont les lieux autorisés et faciles d’accès.
Aujourd’hui, il existe de nombreuses applications qui aident.
Voyager avec un enfant
C’était une première expérience pour nous, la réalisation d’un rêve de gosse: visiter un pays avec une maison sur roues. Cela nous a beaucoup plu, et a facilité le voyage avec notre enfant. Pour plusieurs raisons, la première la place, il est possible de prendre plus de choses avec soi, un endroit pour ranger les couches, les biberons, les jouets. La facilité de dormir, car l’enfant dort chaque nuit dans le même lit, important pour nous qui bougeons beaucoup. La cuisine, nous avons pu cuisiner des petits plats comme elle les aime.

La découverte de l’Irlande en camping-car
Belfast
La nuit a été moyenne, car bien que le lit soit confortable et finalement pas si petit, il y a eu beaucoup de bruit. Du va et vient, klaxons, musique, des gens qui parlent… Il faut avouer que nous nous sommes habitués au calme de la campagne… Malgré le fait que le chauffage se soit arrêté par manque de gaz, nous avons eu assez chaud. Il était 7h30 donc 8h30 pour nous quand nous nous sommes réveillés, cela nous a pris du temps pour nous préparer, nous n’avions pas encore pris nos marques dans ce petit espace…
C’est parti ! Pour cette première journée en Irlande ! Nous sommes allés au cœur de Belfast, avons vite trouvé un parking pour notre bus et sommes partis à pied à la découverte de cette ville. Le soleil se lève à peine, nous avons commencé par un café, un thé chai et un jus de fruits accompagnés d’un croissant pour notre Princesse.
Belfast est une ville nouvelle a bien des égards. En quelques années, elle s’est remarquablement transformée. Sur les rives de la Lagan, les appartements de luxe du Titanic Quarter gagnent peu à peu du terrain sur les anciens chantiers navals.

Nous avons parcouru les rues, admiré l’architecture liant l’ancien et le moderne, fait du lèche-vitrine mais les magasins étaient encore fermés.
Nous avons contemplé le Belfast city hall, l’hôtel de ville. Il a été construit en 1906, dans un style néo renaissance, les pierres blanches proviennent de Portland. Nous avons parcouru son parc et même jeté un œil à l’intérieur.

Nos pas nous ont conduis au Victoria Square, un énorme centre commercial comme on n’en avait jamais vu. Bien que peu de boutiques soient ouvertes, nous avons déambulé et pris des photos de cet endroit unique.

Sur le chemin du retour vers le parking, nous avons fait quelques achats dans un supermarché Tesco, installé dans un bâtiment particulier pour un magasin de nourriture. Au moment de payer le parking au guichet, nous avons donné le reste en euros, le monsieur était très fâché… Nous n’avons pas compris pourquoi.
La Chaussée des Géants
A 10h10, nous partions pour le Nord, un peu plus d’une heure de route pour arriver à la chaussée des Géants. A peine garés, nous nous sommes précipités, car le peu que nous avions aperçu nous a déjà beaucoup plu !!
Nous avons suivi le trajet Red Trail qui longeait la crête puis descendait vers le bord de mer. Place aux photos car je ne sais pas comment décrire cet endroit magnifique ! La marche splendide nous a fait du bien, nous avons passé un moment extra.

Selon la légende, le géant irlandais Finn McCool aurait construit la chaussée afin que le géant écossais Benandonner et lui-même puissent se rejoindre pour s’affronter. L’ayant empruntée, Benandonner, trompé par une ruse de son rival, fut saisi d’effroi à l’approche de l’Irlande et rebroussa chemin, détruisant la Chaussée dans sa retraite et n’en laissant que les extrémités, à savoir la Chaussée des Géants en Irlande et l’île de Staffa en Ecosse, laquelle présente des formations rocheuses similaires.

Selon la science, la formation de ces roches remonte à quelque 60 millions d’années, avec le déversement dans la vallée, d’une épaisse couche de lave basaltique sur les strates calcaires existantes. En durcissant, du pourtour et de la base vers l’intérieur, la couche de lave s’est contractée et des fissures hexagonales sont apparues à la surface. Les fissures se sont propagées de bas en haut jusqu’à la solidification complète de la lave. Sous l’action de l’érosion, le basalte s’est fissuré le long des fissures de solidification, formant ces colonnes hexagonales.

Carrick-a-rede
De retour au bus, nous y avons pique-niqué, du coup il était 13h30 au moment de reprendre la route, direction Carrick-a-rede. A peine 15 minutes pour se reposer les jambes et nous repartons, Bella installée dans le sac à dos.

Là aussi, les paysages sont incroyables et la promenade ressourçante. Il y avait peu de monde, c’est sympa pour les photos ! Cela nous a permis d’avancer au rythme de Bella quand elle avait envie de marcher sans être bousculée. Le pont était incroyable, en corde, il est long de 20 mètres et relie les falaises à la petite île de Carrick-a-Rede. Une fois en son centre, nous sommes à 30 mètres au-dessus de la mer.

Donegal
Et on reprend la route, environ 2h33 pour Donegal où nous avions décidé de dormir, un beau coucher de soleil nous a accompagnés. La ville est située à l’embouchure de Donegal Bay, avec les Blue Stack Mountains pour arrière-plan. C’est une excellente base pour explorer la côte sauvage voisine.
Il faisait nuit noire à notre arrivée vers 18h. Nous avons traversé le centre du village et rapidement trouvé une place de parking au bord de la rivière.

Le coin était sympa au pied du château on se réjouissait de le voir de jour, le lendemain. Nous sommes partis à pied pour le centre. Étant encore tôt, nous voulions d’abord boire un verre, nous sommes allés au Old Castle bar.
Tous les bars font aussi à manger et comme notre fille avait faim, nous avons donc directement mangé. Le repas était bon mais pas vraiment extraordinaire mais l’endroit était sympa. Une bonne Guinness pour Najib et une connexion Wi-Fi.

Nous souhaitions voir la ville de jour, mais à notre réveil le lendemain matin, il faisait encore nuit noire, même si c’est déjà 7h. Ayant la bougeotte nous avons quitté la ville alors que le jour se lève à peine.
Ben Bulben
7h50, nous étions au pied du Ben Bulben. Avec notre briquet, nous avons pu allumer le gaz et ainsi chauffer de l’eau pour nos cafés. Nous les avons dégustés en regardant le soleil se lever sur la montagne, la lumière était incroyable !!

Cône gris-vert de 525 m, il est visible depuis toute la côte Nord du comté de Sligo. Le Ben Bulben se compose d’un plateau calcaire exceptionnellement plat et de parois presque verticales striées d’entailles.

Un vent fort nous faisait perdre l’équilibre, mais l’instant a été superbe. Bella courait autour du bus et lançait des petits cailloux dans le vent. A un moment, celui-ci l’a déstabilisée et elle s’est retrouvée couchée par terre. L’expérience la marquée, Bella craindra le vent et s’accrochera à nous les prochains jours.
Galway
8h45, on reprend la route pour quelques kilomètres de plus, direction Galway. Une ville d’artistes et de bohèmes, connue pour ses pubs peints de couleurs vives. Arrivés en ville, on a tourné un moment puis c’est au port que nous avons trouvé une place assez grande.
Partis à pied découvrir le centre-ville, en prenant une ruelle au hasard, nous sommes passés devant The Hall of the Red Earl. Ce sont des vestiges visibles car le nouveau bâtiment a été construit sur pilotis. Datant du 13e siècle, c’était de grands édifices où se réunissaient les pouvoirs locaux. Nous y sommes entrés et après avoir contemplé le lieu et lu les panneaux explicatifs, nous avons laissé un message dans le livre d’or.
Nous avons continué notre balade, Bella passant de la marche au sac à dos selon sa fatigue.

L’arrêt suivant a été pour nos estomacs, dans un chouette restaurant, le repas a été très bon et pas cher.
Des forces reprises, nous sommes partis accomplir la mission du jour, trouver un dragon rose pour l’anniversaire de Bella. Depuis qu’elle a vu le film « Elliot et le Dragon », elle nous demande un dragon mais rose. Naijb a dénicher un supermarché, en y rentrant cela avait l’air petit, cela s’est avéré être immense.
Alors qu’on se demandait comment réaliser le souhait de notre fille car on ne trouvait pas de magasin de jouets, nous sommes descendus d’un étage. Sur le tapis roulant, un dragon rose exposé dans un magasin de peluche à attirer mon regard.
Contente d’avoir trouvé, encore plus de voir les yeux de ma fille briller. Son dragon dans les bras, nous sommes allés acheter de petits gâteaux pour y planter une bougie le soir venu.

L’atlantique Way
De retour au bus, nous avons pris le temps de réfléchir à notre prochaine destination, car on réalise que nous avons peu de temps et que nous avons envie de tout voir. Le Connemara nous attirait beaucoup mais les falaises de Moher encore plus, c’est là que nous avons décidé d’aller. C’est parti ! Sur la route, nous avons fait deux arrêts, l’un à un château puis sur une plage.

La Wild Atlantic Way est une route d’environ 2500 km qui longe la côte ouest de l’Irlande. C’est une des plus longues et des plus belles routes côtières d’Europe. Indiquée par des panneaux, nous la suivrons autant que possible. Car les paysages sont splendides.
Le Burren
Coincé au nord du comté de Clare, le Burren possède un charme irrésistible. Il s’étend sur des paysages calcaires façonnés sous les mers des premiers âges, puis asséchés sous l’effet d’un cataclysme géant. Ici, la mer qui borde ce territoire n’est arrêtée par aucun obstacle et terre et océan semblent se fondre en une seule immensité, sous un ciel infini.

Une région que nous traversons et admirons par les vitres du véhicule.

Falaises de Moher
Il était 16h30, à notre arrivée aux falaises de Moher, on s’est bien habillés et attaché Bella dans le sac à dos, car le vent était tempétueux. Culminant jusqu’à 305 m de haut, l’ensemble de calcaire et de schiste, plonge à la verticale dans une mer agitée.

Cette découverte a été extraordinaire !! il y avait à peine une dizaine de touristes, de plus, nous les avons croisés sur le parking, c’est donc seuls que nous avons découvert un paysage à couper le souffle.
Avec un vent violent nous déstabilisant par moment et empêchant de prendre des photos au téléobjectif, car impossible d’être immobile. J’ai adoré ce moment ! Réfugiés dans le bus, nous avons pris un instant pour nous remettre de nos émotions avant de continuer notre route.

Lehinch Beach, les 3 ans de notre fille
Arrivés au petit village, on s’est directement garés au bord de la mer, endroit parfait pour dormir. Et c’est à pied que nous avons découvert la jetée et le village. C’est la saison basse et là, cela se voyait, car un grand nombre de restaurants étaient fermés.
Nous avons commencé la soirée par un passage dans un petit magasin afin d’acheter de l’eau, le petit-déjeuner et le dîner du lendemain. Puis nous nous sommes rendus au bar Kenny sur les conseils d’un habitant croiser dans la rue.

Pendant que nous buvions une bière et un verre de vin, Bella a bu un jus de fruits et a fait le spectacle en chantant et en dansant. Ce bar ne faisant à manger que le week-end, nous avions pour le souper, le choix entre un restaurant de luxe et un autre bar.
Nous étions un peu déçus par le manque de choix pour l’anniversaire de notre fille. C’est donc dans l’autre bar que nous sommes allés. Le repas a été correct et Bella était heureuse de manger de la purée de pommes de terre, c’est tout ce qui comptait !
Il était déjà 22h30 quand nous sommes rentrés au bus et la fatigue se faisait sentir avec toutes ces marches. Nous avons mis une bougie en forme de trois sur l’un des petits gâteaux et chanter joyeux anniversaire pour notre Princesse. Sur sa demande, nous l’avons fait une deuxième fois. Voir ses yeux briller, nous a remplis de bonheur !!!

C’était une belle façon de finir cette journée si particulière ! Puis on s’est installés pour une bonne nuit de sommeil réparatrice. Le vent fort a fait tanguer le bus une bonne partie de la nuit pour notre grand plaisir. Quand il s’est calmé, c’est le bruit des vagues qui a pris le relais.

Doughmore Bay
Réveillés à 7h, nous avons commencé la journée par boire un café au lit. Après s’être habillés, nous sommes partis sur la plage, le guide Lonely Planet, nous a donné envie d’aller voir. De plus après toutes ces falaises, nous avions envie de voir la mer de près.
7h40, nous prenions la route, le soleil commençait à se lever à notre arrivée vers les dunes. Partis à pied, nous avons suivi le chemin qui les traversait, la première impression n’était pas terrible, car la marée basse dévoilait un amas de cailloux.
Mais plus on avançait, plus la plage se dévoilait, grande, lisse et magnifique. Le soleil levant donnait des couleurs incroyables et le vent de plus en plus fort chassait le sable. Magnifique ! Nous avons marché au bord de l’océan, admirant cet endroit sous cette lumière particulière, respirant l’air marin, tout en essayant de garder notre équilibre dans le vent.

J’ai aimé ce moment, prendre des photos et regarder Bella découvrir cet environnement. C’est dans le bus qu’on s’est protégés du vent, Najib nous a préparé le petit déjeuner pour nos estomacs affamés.

Clonmacnoise
Prochaine destination, Clonmacnoise, il était 9h40. C’est avec un beau soleil que nous sommes arrivés sur le site. Nous avons payé l’entrée, ce qui nous a donné droit au visionnage d’un film explicatif en français car nous étions les seuls touristes, ainsi qu’à la visite d’un petit musée.

C’est un monastère fondé en l’an 548 par St Ciaràn. Carrefour d’échanges à l’intersection de l’artère Nord-Sud et Est-Ouest, c’était le bastion de la religion, de la littérature et de l’art irlandais. Certains monuments sont très bien conservés.
Le vent était toujours présent mais moins fort, c’était chouette de visiter cet endroit complètement seul. Cela a permis à Bella de courir partout où elle avait envie.

Le dîner s’est déroulé dans le bus sur le parking. En route pour notre dernière destination Dublin.
Dublin
Nous sommes arrivés en ville vers 15h30, les très nombreux parkings ont tous un toit, on ne passe pas avec nos 2m50. Nous avons tourné en rond pendant 1h30, j’en avais marre, surtout que la nuit s’installait… Les seules places accessibles pour nous étaient interdites jusqu’à 19h, cela permet de créer une 3ème voie pendant les heures de pointe.
Finalement, on en a trouvé une, en plus assez longue ! Nous avons installé Bella dans le sac à dos et sommes partis découvrir Dublin à pied. Très vite, Bella a voulu descendre, nous avons tout fait pour la faire patienter car il y avait énormément de monde.

Heureusement, nous n’étions pas trop loin du quartier de Temple Bar, les rues étant soit piétonnes ou avec peu de circulation, elle a pu courir dans tous les sens. Nous avons fait le tour du quartier, puis sommes rentrés dans un des bars déguster une Guinness.
Un festival battait son plein, de tous les pubs sortaient de la musique, l’ambiance était sympa. Bella a parcouru le bar, dit bonjour à tout le monde puis comme le musicien faisait une pause, elle est montée sur scène, elle voulait absolument chanter.

Nous avons repris notre découverte en retournant sur les artères plus larges, à la recherche d’un restaurant. En y réfléchissant, nous avions quand même envie de goûter aux fruits de mer, alors nous sommes retournés dans le quartier de Temple Bar et avons choisi un restaurant d’après sa carte.
L’endroit était sympa et confortable, nous étions loin des chanteurs mais un écran nous les montrait et la musique était très agréable. Installés, nous avons rapidement commandé car nous étions affamés, les boissons sont arrivées tout de suite. Gentiment, les tables autour de nous se sont remplies. La suite de l’expérience n’a pas été très bonne: il a fallu énormément de temps pour être servis et les plats en plus d’être chers, n’étaient pas terribles. Bon cela a été notre seul mauvaise expérience des vacances, alors nous n’avons pas à nous plaindre.

Pour cette dernière nuit, nous la passons sur le parking d’une station-service près de la location. Pas vraiment un lieu idyllique, mais pratique pour vider et nettoyer le camping-car. Et nous passerons une bonne nuit.
L’Irlande en hiver
Avantages
Peu de touristes, donc des sites touristiques vides. Les barrières limitant la hauteur des parkings étaient enlevées, nous avons pu dormir là où nous en avions envie.

Inconvénients
La météo : froid, venteux avec de la pluie
Pour notre part, nous avons eu peu de pluie. J’aime le vent donc la météo, n’a pas été un inconvénient pour nous.

Cette première expérience en camping-car, nous a plu. Nous avons rencontré quelques difficultés dues à notre manque d’expérience, mais finalement nous avons fini par trouver nos marques. Le fait que cela soit un grand véhicule a été un vrai plus, car nous avons fait ce voyage au mois de janvier. Le vent et le froid nous ont accompagnés, mais le chauffage et l’espace intérieur nous ont offert un vrai espace de vie.
Une première aventure en camping-car qui nous a charmés, nous savons déjà que nous renouvellerons l’expérience.
Janvier 2017
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Quel beau souvenir